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    Angèle Paoli, Italies Fabulae
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23 mai 2015

Commentaires

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Ce texte est très éclairant, en plus d'être très beau, je vous remercie de cette lecture et de votre site.
Mais tout ce gris peut aussi virer à l'enfer.
Lorsque avec du temps, on comprend qu'en lisant Dostoïevski, on est face à un auteur qui est bien davantage qu'un simple enfant roi, mais un enfant fracassé, alors on devient ce lecteur ami qui voudrait chasser quelques démons et trop de gris. On se prend à penser aux soins qui sont parfois incontournables (mais jamais à l'enfermement), et à l'idée de l'écriture comme catharsis. Il faut veiller à éviter glissements faciles et toujours questionner les sources.

La lecture ne doit pas rendre le lecteur exsangue.
Je n'ai rien contre les auteurs qui prennent soin de leurs lecteurs.
Car seuls des lecteurs non épuisés peuvent continuer à lire Dostoïevski.
A côté de l'enfer fleurit alors le paradis des mots qui ne renient ni l'enfer d'où ils sont issus, ni la joie de ceux de toute création authentique.
"Toute lecture est une amitié" (Proust)

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