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21 septembre 2012

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Sidérante cette pensée de Cécile Mainardi liant deux impossibles : le mouvement qui signe la vie, tourbillonnant, s’amplifiant, tournant autour de cette sensation d'immobilité qui est son centre persistant, échappant au mouvement, emplissant le JE d'un durable tourment. La clarté échappe à la conscience. La tentative de superposition semble vouée à l'échec. Il lui faudrait inventer une grammaire dont nul ne s'est servi où le JE résonne dans sa plénitude, son manque, son dédoublement, son imbroglio, sa déchirure. Elle écrit, elle cesse d'écrire, elle note, elle creuse son double désir, sortant du temps de l'étreinte du cœur pour entrer dans l'écriture sans apaisement. Au milieu de ce mouvement d'accélération circulaire, un équilibre possible, pressenti, sa substance intime qui échappe à l'amplification de l'écriture, laquelle est sphérique illuminée par un centre de repos. Deux mouvements inverses conflictuels du temps extérieur et du temps intérieur d'une grâce sublime.


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