https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup Lionel-Édouard Martin, La Vieille au buisson de roses - Terres de femmes
Ma Photo

Prix de la critique poétique Aristote 2013

Blog powered by Typepad
Membre depuis 12/2004
BIBILIOTHEQUE
Index des auteurs cités
AMELIA-ROSSELLI-
Éphéméride culturelle
NOAILLES
L'instant Noailles
PATINIR
Le dernier rêve de Patinir

Italies Fabulae




  • Italies-fabulae-Paoli



    Angèle Paoli, Italies Fabulae
    Éditions Al Manar, 2017.



Solitude des seuils
Solitude des seuils



De l’autre côté

Le Lion des Abruzzes
chez Cousu Main






Arbre bruyère
L'arbre bruyère, avec Stéphane Causse





Rouges de Chine




  • ROUGES DE CHINE => PAGE D'ACCUEIL






Éclats d’éclats




  • Éclats d’éclats



MURALE 1
Murales
Mazzeri
Mazzeri
Noir écrin
Noir écrin
Manfarinu l'ane de Noël(1)
Manfarinu l'âne de Noël
Le tour de Corse à la voile 150
Le tour de Corse à la voile
CANARI
Santa Maria Assunta de Canari
Les topiques d'Angèle Paoli
Index de mes topiques
BNF lettrage
Angèle Paoli / Data Bnf
6a00d8345167db69e2010534cb4443970b-800wi
Angèle Paoli / Zilbal -donna
LES PLANCHES COURBES YVES BONNEFOY
Lecture des - Planches courbes - d'Yves Bonnefoy
Bleu _Fotor
Anthologie du bleu

« Florence Noël | [Donnez-nous des pierres] (Vases communicants) #vaseco | Accueil | Louise de Vilmorin | Mon cadavre est doux comme un gant »

02 juin 2012

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.


LAUDES... lettres flamboyantes qui traversent le titre du livre de Lionel-Édouard Martin : La Vieille au buisson de roses... LAUDES... premier office de jour où les moniales chantent : Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche chantera tes louanges.
J'ai lu ce beau livre, fouaillée par cette lecture d'Angèle Paoli, intriguée, étonnée, égarée.
La traversée a été difficile : une langue somptueuse, inventive mais compacte. Pas de pause possible, pas de vide, pas de repos. Lectrice tirée à hue et à dia par les revirements de ce qui pourrait être une fable. À peine habituée au langage et aux gestes de la vieille... bizarre... qu'il me faut découvrir ce drôle de marquis de Cruid et son enfermement dans ses livres et ses recherches sur l'origine du langage. Entre temps, la langue si goûteuse m'ôte toute envie de comprendre l'histoire compliquée qui se met en place. Je l'oublie et me régale d'un festin de mots rarement rencontré.
Puis il y a cette Vierge au buisson de roses de Schongauer. J'ai du mal à relier les deux rosiers et les deux femmes, la Vierge de silence et de recueillement et la vieille tant bavarde et habitée de voix... Un autre tableau s'impose à moi : La Tour de Babel de Bruegel l'Ancien. Des hommes de même langue, liés par un même projet que Dieu dispersera par l'impossibilité, soudaine, qu'ils auront de se comprendre, les renvoyant à leur singularité, à leurs différences, à l'obligation du chemin vers l'autre dans l'étrangeté, l'inconnaissance. Une sorte d'anti-Pentecôte. Un échec à la rencontre comme il adviendra de celle attendue par les deux personnages de L.-E.M.
LAUDES... qui ouvrent les lèvres des "silencieuces" le temps d'un office et d'un psaume.
Dans ce livre, la langue après avoir été somptueuse se dissout dans le blanc silence d'une mort éblouie ou dans les divagations d'une vieille que plus personne n'écoute.
Que s'est-il passé entre le premier mot écrit de ce livre et le dernier ? Quelque grand mystère ? qui fait que le cœur du lecteur est tout remué, tout traversé de questions sans réponses, tout avide de silence, d'effacement des questions, d'effacement de la langue pour être au seuil de la parole :
Au commencement était le Verbe. Et le Verbe était près de Dieu. Et le Verbe était Dieu.. (Incipit de l'Évangile selon Saint-Jean)
Très beau livre, complexe et... épineux...


L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.