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27 mai 2012

Commentaires


Comment, rencontrant cette petite âme tendre et flottante..., ne pas penser à ce si beau livre de Marguerite Yourcenar : Mémoires d'Hadrien et à l'épitaphe d'Hadrien qu'elle y a mise en exergue ainsi qu'à cette pensée dans le chapitre : Animula vagula blandula, p. 306 (Gallimard - Pléiade) :
"Mais l'esprit humain répugne à s'accepter des mains du hasard, à n'être que le produit passager de chances auxquelles aucun dieu ne préside, surtout pas lui-même. Une partie de chaque vie, et même de chaque vie fort peu digne de regard, se passe à rechercher les raisons d'être, les points de départ, les sources."
Dans tout ce terrible combat des eaux noires si furieuses, de ce vent fou, des astres qui roulent comme les choses dans un ciel vide de sens, dans cette errance amère comme le sel, cette petite âme errante et douce/ Terrifiée est poignante.
Je découvre ce très grand poète américain, George Oppen, avec émotion dans cette écriture pleine de trous de mots et de solitude. Merci à Yves di Manno et à Angèle Paoli.



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