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03 mai 2012

Commentaires


Étrange poème, déconcertant tant il ressemble à un collage surréaliste juxtaposant des images et des mots antinomiques de légèreté et de lourdeur, de douceur et de cruauté. On ne sait plus ce qui l'emporte d'un bonheur en traces fines ou d'une douleur agrafée à chacune de ces traces. La vie de cet homme semble terrible et errante.
J'ai lu plusieurs fois ce texte et tenté de m'en écarter. Des fragments m'en reviennent comme les lambeaux d'une étoffe déchirée : la patience couverte d'agrafes... une fleur terrasse le vent... la cage du temps des galères... une corne d'élégance... les doigts du feu à même le silence... un cheval de duvet...... œuvre poétique au fort pouvoir de suggestion : graffitis sur les murs de solitude, pensée chavirant aux portes de la nuit, questions sans réponses, petits papiers couverts de poèmes et froissés au fond d'une poche, amis oublieux, temps de dérision et d'ivresse... tristesse...



Merci d'aimer Gerald Neveu, grand poète aujourd'hui trop oublié, et de restituer ici un peu de ce qu'il fut.


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