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19 février 2012

Commentaires


Judas...
Vider cette chrysalide de remords pour atteindre le seuil possible de la joie sereine. Une mort qui réparerait une vie inépuisable de doute, de trop d'attente, d'absence. Un cérémonial sous les grands pins lovés par les vents marins. Seul, avec le chant des cigales comme l'épée de Dieu. Un silence pèse trente deniers. Il est possible qu'il nous entraîne dans cette trahison et nous demande de l'accompagner au seuil du neuf. La poésie ? (Magnifique dialogue dans la revue Basilic entre Michaël Glück et Yves Ughes). Se tourner vers ce qu'on ne connaît pas encore et qui semble forcer de naissance "la courbe de l'horizon" comme le ventre de la vierge L'Enceinte de Michël Glück (évoqué par Angèle Paoli dans le billet mis en lien). Ne plus attendre rien en retour de "ces griffures de la mort" sauf la lumière et franchir le seuil, "monter vers une Jérusalem dénudée"...
Alors... dans ce silence grésillant du chant des cigales...
" soudainement les vagues se mettent à danser comme chiens et chèvres
d’un pays en paix "
... et se chargent d'oiseaux.



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