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21 février 2012

Commentaires

Comme si Pierre-albert Jourdan avait cru posséder la langue... et soudain un grand désert de mots. ça se resserre, se dissout.
Humilité devant le thym en fleurs tout envivé d'abeilles bleues. Expérience de l'absence à soi. Quelque chose d'invisible, d'inattendu dénude les mots, les racle, les lave.
La langue du poète connaît un enfouissement dans la couleur qui perce les illusions d'avoir nommé, d'avoir cerné le territoire des choses par les mots. ça se déchire. ça fait douleur. Ce n'est plus étanche. Immobilité. Peur d'aller, d'ouvrir la porte du silence.
"Bouddha de bois"... aux portes du jardin paisible.
Il y a si longtemps que j'attendais une telle écriture...

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