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06 février 2012

Commentaires


Il y a la neige, mais Jean-Philippe Salabreuil s'en affranchit, la traverse, en arrache son regard jusqu'à tomber dans "ce ravin de l'âme" d'un paysage mental tendu vers sa blessure. Cicatrice rubescente autour du manque. Le blanc devient camaïeu de sombres ténèbres rongées de blessures d'or. Sous "l'aurore" de cette neige un tremblement fait vaciller les mots. Insurrection de la douleur, alors, rompant "le lien d'étoiles dans la gorge". Merveilleux désastre. L'étrave douloureuse de cette écriture magnifique fouille le profond de nos mémoires de cassé-bleu jusqu'à la douceur de cette "rêverie immaculée".
Encore une découverte. Merci Angèle. Terres de femmes toujours plus loin, plus hautes, plus fortes.



Dire "j'aime", c'est faible. Mais les mots à l'image des notes du jour courant sur l'ivoire du clavier...


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