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03 août 2011

Commentaires


Rilke... une écriture si délicate pour s'approcher du coeur inconnu... J'aime cet entre-deux furtif, presque insaisissable entre angoisse et consolation, cette "ouverture", cet appel. Un poème où je ne peux demeurer car l'instant est magique et les mots s'enfuiraient... mais que c'est beau...

Et dire que je n'ai pas encore pris le temps de lire "Lettres à un jeune poète"...
Bonne soirée.


Je ne m’interdirais pas de prendre véritablement le monde comme "un mot qui mûrit dans le silence" à condition de rajouter à ma compréhension du monde une définition qui me le rendrait moins hostile quand j’aurais envie de le prendre dans ma main et l’étreindre dans mon cœur .
Qu’il est dense ce vers, qu’il est colossal ou trop complet même ! Mais combien il me fait conséquemment souffrir quand je pénètre son sens, moins munie que Rilke certainement, et comprends que le mot qui mûrit en silence étalera ses fruits au-delà du monde et de son effervescence !
Oserons-nous un jour se détacher de notre appartenance à Rilke pour voir moins crucial et vivre moins indécis ? Car rien ne gâche infiniment notre bonheur nonchalant que de le mettre en équivalence avec un mot qui enfante en dehors du monde.
Rilke a pourtant osé nous suspendre comme des damnés à ses « moi » fantômes et à ses mots non encore enfantés.



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