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12 mai 2011

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Ce vers de Sophia de Mello Breyner Andresen est une invitation!
Je commence...

Parmi tous les chants du monde
J’aime de l'amour le plus fort celui des lacs
La crête aux deux cotés qui s’offre comme un choix
La crainte des vallées qui m’est comme un vertige


Parmi tous les lieux du monde
J’aime de l’amour le plus fort
Le chemin que j’ignore

Il est certes une fanfare

Tonitruant inconnu

Je suis ses souffles
Qui mélodisent le découpage
Du temps humain

Mais il assigne aussi
D’autres virages

C’est un destin de vents

Nous y accomplissons
Notre rigoureuse ardente

De Tous les chants du monde
J’aime de l’amour le plus fort et le plus profond
Le chant de mort de la sirène

Elle bourdonne à l’abeille sa beauté ailée et salée
Elle sucre aux embruns
Elle pollinise le voyage
Et ses colonies se révoltent

Sa queue devint une aile
Elle le sait en mourant

Le miel n’était que sel

La cire, le néant qui brule

De Tous les chants du monde
J’aime de l’amour le plus fort et le plus profond
La structure du Baiser

L’inclinaison vers le tourment
L’écrasement sur l’organe
L’intense Avenir


Est-ce là le début d'un recueil, chère Émilie ? Tous ces "chants du monde" sont très beaux. Cependant je m'autorise à remplacer "poloniser" (qui nous conduirait à une toute autre lecture dont le poème ne suggère aucune piste ) par "polliniser" qui étaye le champ lexical de l'abeille.

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