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05 avril 2011

Commentaires


Il y a des poèmes comme celui-ci qui ne se laissent pas éplucher car leur interprétation dévoilerait un noyau du mot inexistant ou chamboulerait une structure qui n'existe en réalité que dans ce désordre, ultime espace de la poésie. Mais la poésie contemporaine se distingue par un double mal (qui n'est bien et n'enchante que le lecteur qui a les nerfs "ULTRA NEC") que je représenterai comme un désordre dans le désordre initial. Quand on parle ainsi, on croit que logiquement il naîtra, dans le désordre du désordre, un ordre. Mais non ! Ici (logiquement) naît un désordre plus profond qui rend cette poésie plutôt en quête infinie de l'être du mot, lequel, s'il venait à être découvert, découvrirait l'être du poète.

Je pense pourtant ici que "le nec plus ultra" de ce poème est cette image, très belle, où le cœur semble naître en dehors de la charpente - car ce poème me semble encore sans chair, à découvert, mais sans sens du terrifiant - et qui se résume dans ces trois vers un peu réordonnés par moi : "On m'a recommandé de te chercher/ Mais je vais me perdre en toi/ Pour ne pas te trouver".
Tout le reste est d'un autre ordre du NEC sur lequel je reviendrai assurément.


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