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10 mars 2011

Commentaires

"Lorsque l'existence
éventra tous mes rêves
je sentis l'arbre
de ma vie
doucement se craqueler...
J'avais perdu le jour
qui ne m'appartient pas
et dus affronter
le dragon de poussière
pour ensevelir la ténèbre
et le cri de malchance...

Sur le velours des braises
la trace encore vivante
et sublime de l'ange
emporte sur ses ailes
mon âme toute neuve
et toujours endormie..."

Victor Varjac, Le Dragon de poussière, éditions Mélis, 2006.


"Je frissonne de peur quand tu me dis : Mon ange !"
Baudelaire, Les Fleurs du Mal


Je ne sais pas comment entrer dans ce texte .Tantôt masculin et tantôt féminin, j'avance et je recule, non pas pour le féminin et le masculin, mais à cause de cette beauté qui se déplace d'un espace à un autre.
Tendresse du mot déjà exhalant du titre, mais une tendresse tantôt tendre et tantôt vaguement tendre.
Ce temps qui coule au rythme d'une souffrance qui fait avec les secondes, les minutes et les heures des jours qui mélangent l'oubli de celle qui a l'espoir de se rappeler, au rappel de celui qui désespère et s'écrase la mémoire par son coussin pour oublier, le temps d'un somme, l'oubli de celle qui ne devient tendre tristesse que dans la nuit du mot.
Mais combien tendre est surtout cet hermaphrodisme poétique qui joue avec les frontières des genres et noie la douleur dans le néant du mot!

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