https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup Poésie en Compagnie | Trois veillées poétiques à Paris - Terres de femmes
Ma Photo

Prix de la critique poétique Aristote 2013

BIBILIOTHEQUE
Index des auteurs cités
AMELIA-ROSSELLI-
Éphéméride culturelle
MARCHER DANS L'ÉPHÉMÈRE
Marcher dans l'éphémère
NOAILLES
L'instant Noailles
PATINIR
Le dernier rêve de Patinir

Italies Fabulae




  • Italies-fabulae-Paoli



    Angèle Paoli, Italies Fabulae
    Éditions Al Manar, 2017.



Solitude des seuils
Solitude des seuils



De l’autre côté

Le Lion des Abruzzes
chez Cousu Main






Arbre bruyère
L'arbre bruyère, avec Stéphane Causse





Rouges de Chine




  • ROUGES DE CHINE => PAGE D'ACCUEIL






Éclats d’éclats




  • Éclats d’éclats



MURALE 1
MURALES
Noir écrin
Noir écrin
Manfarinu l'ane de Noël(1)
Manfarinu l'âne de Noël
Le tour de Corse à la voile 150
Le tour de Corse à la voile
Mazzeri
Mazzeri
CANARI
Santa Maria Assunta de Canari
Les topiques d'Angèle Paoli
Index de mes topiques
BNF lettrage
Angèle Paoli / Data Bnf
6a00d8345167db69e2010534cb4443970b-800wi
Angèle Paoli / Zilbal -donna
LES PLANCHES COURBES YVES BONNEFOY
Lecture des - Planches courbes - d'Yves Bonnefoy
Bleu _Fotor
Anthologie du bleu

« Israël Eliraz | revenir au milieu | Accueil | La critique est morte | Vive la critique »

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

christiane


Quel bonheur que l'annonce de ce salon de lecture à Paris ! Chance que tous ces livres accessibles à tous et que ces rencontres entre poètes et lecteurs.
Au charme de cette invitation, il me plaît d'ajouter ce soir une voix du passé que j'aime beaucoup, celle de Baltasar Gracian qui naquit dans un petit village de l'austère Aragon en 1601. Son roman philosophique Le Criticon fut publié en trois parties en 1651, 53 et 57, mais fut traduit de l'espagnol plus tard. Nous devons aux éditions Allia celle-ci de 1998, traduit par Eliane Sollé à partir du texte établi en 1938 par M. Romera-Navarro.
Pour vous toutes, avec gratitude, ce réjouissant extrait :
(Le Criticon (2),19/20)
"Sur cela, les gardes arrivèrent avec une grande troupe de passagers égarés qu'ils avaient attrapés. On les fit aussitôt examiner par l'Attention et la Réserve, et l'on scruta tout ce qu'ils transportaient. Sur le premier on découvrit Dieu sait quels livres, dont certains bien enfoncés dans les replis de son sein. On en lut les titres, et l'on trouva qu'ils étaient tous interdits par le Jugement, contre les édits de la prudente Gravité, car c'étaient des romans et des comédies. On le condamna à se réformer avec ceux qui rêvent éveillés, et l'on ordonna d'interdire ces livres aux hommes qui le sont et de ne les tolérer que chez les pages et les servantes ; et d'une façon générale on abandonna tout genre de poésie en langue vulgaire, et en particulier la poésie burlesque et amoureuse, létrilles, vaudevilles, intermèdes, verbiage printanier, aux godelureaux. Ce qui étonna le plus tout le monde fut que la Gravité en personne ordonna avec sérieux qu'à partir de trente ans nul ne lût ni ne récitât les vers d'autrui, et moins encore les siens, ou passant pour tels, sous peine d'être tenus pour léger, désobligeant ou versificateur. Pour ce qui est de lire quelque poète sentencieux, héroïque, moral et même satirique en vers graves, on le permit à quelques-uns de plus de goût que d'autorité, et ceci dans leurs cabinets, sans témoins, afin qu'ils se libèrent le ventre de tels enfantillages ; mais en cachette, loin de tous et en se suçant les doigts."


Angèle


Chers vieux cabinets d'antan ! Ils en ont vécu et gardé des secrets ! Cet extrait qui en dit long sur les mœurs d'une époque et d'un pays (c'est de l'"austère Aragon" que la Corse a hérité son emblématique drapeau à tête de Maure!) me rappelle le jubilatoireLire aux cabinets, d'Henry Miller, aux mêmes éditions Allia.
Henry Miller écrit:
"Quand j'étais jeune garçon, et que je cherchais un endroit où dévorer les classiques interdits, je me réfugiais parfois aux cabinets. Depuis ce temps de ma jeunesse, je n'ai plus jamais lu aux cabinets. Quand je cherche la paix et la tranquillité pour lire, je m'en vais dans les bois. Je ne connais pas de meilleur endroit pour lire un bon livre que dans les profondeurs de la forêt. De préférence auprès d'un torrent." (page 7)
Sans vouloir me comparer à Henry Miller, j'ai longtemps pratiqué, moi aussi, la lecture aux cabinets. Je me souviens qu'enfant, en rentrant de l'école, je me fourvoyais dans les pages jaunies de Marthe ou les amants tristes. Un roman "érotique" interdit qui avait eu l'heur de me tomber sous la main, je ne sais trop comment ! Ou alors, je m'enfermais avec des B.D, forme de littérature interdite de séjour dans notre maison. C'est ainsi que j'ai lu et relu mes grands classiquesPoum et Patatras et Bicot Bicotin! Qui faisaient mes délices! Plus tard, bien plus tard,j'ai troqué mes jeunes héros racistes et dépenaillés, contre des héros plus prestigieux. Corto Maltese (Hugo Pratt), Largo Winch (Francq et Van Hamme). Mais les cabinets ont perdu de leur charme et désormais je peux lire les œuvres complètes d'Enki Bilal sans me cacher.


L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Angèle Paoli auteure
Angèle Paoli auteure, était aussi membre du jury du Prix de poésie Léon-Gabriel Gros (revue Phœnix) pour l'année 2013. Elle a été poète invitée de « Ritratti di Poesia-Fondazione Roma » en 2016.

Répertoire par numéros de revue



  • Pour accéder au répertoire, CLIQUER




Lectures
Les lectures d'Angèle Paoli

Anthologie poétique
Terres de femmes 2021

 ? Faire défiler les 116 poèmes
116 POÈTES
Angèle Paoli à Canari  Cap Corse
Angèle Paoli à Canari, Cap Corse, by Guidu
Angèle Paoli By G.AdC
Angèle en aquatinte, by Guidu
YVES THOMAS
Yves Thomas mon éditeur
SILENCE-CAP-CORSE
- Laisses de mer - dit par Guidu

Les Noir et Blanc de Guidu

  • Guidu, ses Noir et Blanc
    http://guidu-antonietti.com/
  • Guidu: Noir et Blanc


Site sélectionné

Paperblog
TDF SUR PAPER BLOG

ISSN 2550-9977

1164624647_f
Comment Angèle Paoli réussit-elle à captiver l’attention du passant “électronisé” ?




Retour à l'accueil