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21 février 2011

Commentaires


Il n'y a pas que Queneau pour nous offrir "cent mille milliards de poèmes" ! Sur Terres de femmes lève aussi une belle moisson ! Pour lui le chemin d'eau , pour vous le chemin d'encre - et non d'ancres - marcheuse vagabonde...



Cet après-midi je suis entrée dans une librairie. Au rayon poésie, j'ai acheté un livre : Raymond Queneau Courir les rues/ Battre la campagne/ Fendre les flots (Poésie/Gallimard) et ceci après avoir lu ce poème.
Alors je vous fais un cadeau : mes flots... citadins...
(Courir les rues, page 31)

LES ENTRAILLES DE LA TERRE

"La bonne et douce chaleur du métro
dehors il pleut il vente il neige
il y a du verglas il y a de la boue
il y a des ouatures qui veulent vous mordre
et puis voilà le métro qui vous attend la bouche ouverte
oh ! la bonne et douce haleine
on descend gaiement l'escalier
il fait de plus en plus chaud
on oublie la pluie le vent la neige
le verglas la boue les ouatures..."

Quelle simplicité tendre. J'ai ressenti exactement cela, car il pleuvait et il faisait froid mais pas de verglas ni de neige !!!



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