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11 février 2011

Commentaires

Ce poème-ci, je me le mets de côté, vraiment très, très beau, empli de symboles...une mer jalouse jusqu'aux arbres.....les orties de l'ignorance....tiens, un symboliste (!! ),
cette fin vertigineuse. Et la ponctuation, présente, mais particulière, qui ajoute un rythme qui me parle, personnellement.........merci encore pour cette découverte!


Bien au-delà des thématiques – récurrentes chez Glissant, dans la mouvance d’un Césaire et d’un Senghor – cette écriture m’appelle avec puissance, celle éprouvée à la lecture de Saint-John Perse notamment. J’ignore si les deux auteurs ont déjà été rapprochés d’une façon ou d’une autre, je sens (mais ai-je raison ?) des veines proches. Il s’agirait maintenant d’approfondir la question ! L’éveil sert à cela aussi sur TDF : effet miroir qui ramène à son écriture propre, lieu du questionnement intime.
Voilà réveillées les marmottes un peu endormies du dimanche matin !
Le plus sérieusement du monde, merci pour ce bel hommage digne d’Édouard Glissant.



Dieu que c'est beau ! Merci infiniment pour ce partage !
Baci,
Valérie


Superbe, bouleversant - compréhensible ! Merci !


Lorsque Césaire est décédé, je lui écrivais en lui disant que je suis heureuse de me savoir appartenir à son siècle, et là, je redis la même chose à Glissant en lui rajoutant ma fierté de me savoir enfanter mon mot du sien qui ne mourra jamais.
La mort prend l'homme et non l'écrivain.
La mort pénètre la chair et non le mot.
Et qui s'accroche au mot , meurt peu ! Édouard Glissant semble le confirmer : "cet arbre sur la falaise (...) qui ne cesse de tomber", ne tombe !
Sisyphe roulant sans cesse son rocher ne meurt !
Qui ne cesse, ne cessera pas ! Continue !
La mer déchirée, déchaînée arrive jusqu'à lui mais ne l'atteint.
Combien beau, grandiose, serti des perles de l'immortalité, est ce mot du poète qui nous autorise de dire un "au revoir" au poète, mais qui nous défend de présenter des condoléances pour ceux qui ne meurent jamais dans leurs mots.



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