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03 janvier 2011

Commentaires


en écho pour célébrer l'an deux mille onze qui est venu et nos solidarités de Terres de femmes à Poésie mode d'emploi

amitiés

JJ




POÈME TROUVÉ SUR UN QUAI DES MARTIGUES


Je n’ai pas la force de parachever mes tableaux
Nicolas de Staël (Antibes, 16 mars 1955 )

Ce dimanche de septembre
masques et bergamasques
en tenues chamarrées
volettent sur le quai
Les Martigues
une toile de Staël
et ce matin aussi
de l’autre côté du chenal
trois mouettes qui viennent
vont tombent
et se reprennent
Mais ici
point de rempart d’Antibes
et de maison de peintre
en aplomb
des Grands Quais…

NICOLAS DE STAËL

"Le champ de tous et celui de chacun, trop pauvre, momentanément abandonné,
Nicolas de Staël nous met en chemise et au vent la pierre fracassée.
Dans l'aven des couleurs, il la trempe, il la baigne, il l'agite, il la fronce.
Les toiliers de l'espace lui offrent un orchestre.

Ô toile de rocher, qui frémis, montrée nue sur la corde d'amour !
En secret un grand peintre va te vêtir, pour tous les yeux, du désir le plus entier et le moins exigeant."
1952
Recherche de la base et du sommet
II. Alliés substantiels.

(René Char, Œuvres complètes, nrf, Bibliothèque de la Pléiade, 1983, p. 702.)

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