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26 décembre 2010

Commentaires

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Combien l'évocation de Venise dans mon souvenir est plus abordable émotionnellement...
Combien souffle aussi un vent de folie (non inutile dans la poésie d'aujourd'hui...la mienne comprise...) dans la syntaxe de ce poète,difficile à suivre souvent... et entre deux tarabiscotages linguistiques, un éclair de génie !
La question est de doser le vent, mais e.e. ne peut faire autrement !



Dans ce bel enchantement du mot arrêté à mi-hauteur du "regarder-écouter",le poète nous fait pénétrer la cité qui dans toutes les langues se prononce avec hilarité.
Venise ne peut en effet être dite et chantée que sensoriellement et sensuellement comme ici où le "a" ouvert de Venezia se verse agréablement dans la Riva et fait voguer la gondola la plus charmeuse de l'eau du mot.
Pris dans le tourbillon du "beautiful" et du "darling" d'une autre langue, les mots ici s'embrassent dans l'eau d'une cité pâmée dans son eau.



La confrontation explosive de Venise (de l’expérience vénitienne) avec la langue de Cummings me réjouit. Je trouve à ce fusionnement quelque chose de très mystérieux, d'inexplicable presque. Qui tient à l'inventivité du poète. A son délire et à son humour. Il y a là une liberté, un sens ludique que je ne connais réellement que chez les grands poètes américains.
Merci, Martine et Mahdia, de votre amitié et de votre confiance.



A quels autres poètes américains penses-tu, Angèle?
(Je ne connais pas beaucoup leurs oeuvres, j'ai lu des passages savoureux de J. Kerouac - dans Le Livre des Esquisses -, c'est à peu près tout...)
Merci pour tout ce que tu nous apportes.........
Bacibacibaci...


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