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17 octobre 2010

Commentaires

Ce très beau livre d'Ingeborg Bachmann : Malina et cet extrait mystérieux que vous avez choisi m'ont conduite à relire une de ses nouvelles, tout aussi étrange : Trois sentiers vers le lac.

Les sentiers autour du lac de son enfance ramèneront-ils Elisabeth chez elle ?

«... elle s'empara seulement du petit billet tout froissé qu'elle glissa sous son oreiller avant de s'endormir, touchée par un rêve à la lisière du sommeil, et de porter la main à sa tête et à son coeur, parce qu'elle ne savait pas d'où venait tout ce sang. Et elle pensa encore : Ce n'est rien, ce n'est rien. Il ne peut plus rien m'arriver. Il peut m'arriver quelque chose mais il ne doit rien m'arriver.» (Babel Littérature n° 724, 2006, page 274)



Merci pour ce souvenir, lequel peut se compléter avec le lien ci-après:

http://bit.ly/cbdZVn

On y trouve Françoise Rétif parlant d'I.B. en prenant le temps (ce n'est pas si fréquent en T.V), un regard large et documenté, aimant aussi. Les thèmes d'I.B. y sont explorés, notamment celui de la frontière et des origines, deux thèmes puissants chez I.B.

Que dire enfin de Philip Glass? J'ai écouté mille fois ce morceau pendant mes années de fac, avant que l'on me vole le disque. Une vraie émotion, presque mélancolique, de retomber dessus ainsi au détour d'un clic de souris...
Bouts de musiques que l'on croyait oubliés, la Corse est pleine de trésors, décidément !

Syl. S



Remarquable document que ce document sur Bachmann, Celan et Kiefer. Cette expo Monumenta au grand Palais en 2007 a permis d'écouter de beaux entretiens, au calme, presque chaque semaine à 19 heures. Françoise Rétif est si concentrée, si simple. C'est un bonheur de l'écouter.
Merci Sylvie. Que de trésors vous déposez ici !


Et vous revoilà Christiane, merci pour votre petit mot, un plaisir de vous retrouver, et d'échanger quelques mots ...
Je viens faire un tour ici de temps à autre, pour le calme, quand le voyage est long, un peu comme les diligences d'antan s'arrêtaient pour la nuit dans les tavernes, à ceci près que les taverniers sont ici sur une île, puis qu'ils offrent l'avantage d'être lettrés !
Je pense que nous aurons le plaisir de nous rencontrer pour de vrai un jour ou l'autre,
Cordialement,
Sylvie


PS: J'écoute Philip Glass...musique répétitive oblige, c'est la cinquième fois au moins que je viens ravir mes oreilles !

Sono andati nel deserto. La luce si rovesciava su di loro, l’eruzione del cielo, accompagnata da un odore caldo e pulito. La grande clinica, il grande purgatorio dal quale è impossibile uscire benché sia aperto da tutte le parti.

Tutto vuoto e tutto più presente di ciò che si spaccia per presente. Non il Nulla, no, il deserto non ha niente a che fare col Nulla.

Dolore, strana parola, strana cosa, destinata al corpo nella storia naturale dell’uomo, trasmigrata dal corpo e resa più dirompente nel suo cervello. Io sono nel deserto per liberarmi del mio dolore, e se non me ne libero – il dolore che infuria dentro la mia testa, dentro i miei organi respiratori, dentro le mie coronarie e fino alle estremità contorte, questo folle dolore che di ora in ora sceglie un campo diverso per mettermi alla prova, la mia mascella per serrarla, i miei denti per farli battere, le mie mani perché diventino insensibili, penzolanti come corpi estranei lungo i fianchi, e perché la tazza mi cada di mano, e se di questo dolore non mi libero più, non in queste ginocchia che si piegano, non in questi occhi in cui dopo la morte temporanea le pupille ballano e rimangono storte. E se io di questo dolore non mi libero più…

La tenebra egizia, di questo bisogna darle atto, è perfetta.

(Ingeborg Bachmann, Il libro Franza)

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