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29 septembre 2010

Commentaires

Chère Angèle,
la musique du jour est poignante. Le violoncelle a une âme. Sonia Wieder-Atherton est une artiste exceptionnelle.
Votre texte (encore un livre qui m'a échappé !) entre avec cette belle qualité d'écriture dans les tourments de l'amour. La rencontre, le temps, l'usure, la lassitude parfois. Qu'est-ce qui fait durer cette quête alors même que nous désespérons de l'autre ? si ce n'est le rêve que nous avions attaché à sa personne. L'autre s'éloigne mais nous voulons que dure cette incroyable aventure, cette histoire que nous avions façonnée où il était de passage... Après, plus tard, parfois écrire pour faire durer cet intact de nous à nous, notre histoire, notre rêve, notre solitude qui s'en revient sur un soupir... notre tanière.



Chère Christiane,

Je reconnais bien là les accents d'une âme sensible, attachée à sa part de rêve ! Je crois pour ma part qu'il y a dans l'amour de petits ressorts, qui se grippent les uns après les autres si nous ne prenons garde à les huiler. Parfois, au moment où notre vigilance s'éveille, il est déjà trop tard. La magie n'opère plus. Elle est remplacée par le sommeil et par mille petits subterfuges qui à leur tour s'usent et finissent par laisser place au vide. Il ne reste alors que quelques souffles évanescents qui ne demandent qu'à s'évanouir, comme le vent.



De Kundera à Durrell, voyageons, le voulez-vous ?
Justine (Livre de Poche, pp. 220-221)
"D'une certaine façon je sens que notre amour a vraiment gagné dans la perte de l'objet aimé ; c'est comme si la présence physique de l'autre empêchait la véritable existence de l'amour, sa réalisation. Cela vous paraît-il désastreux ?
(...)
Notre amitié nous permettait de partager nos idées et nos pensées les plus intimes, de les comparer d'une manière qui aurait été impossible si nous avions été unis par ces liens plus étroits qui, pour paradoxal que cela paraisse, éloignent plus qu'ils ne rapprochent, ce que l'illusion humaine refuse de croire."
(et 77)
"Je reconnus que cet échange d'idées et de sentiments avait tracé la route vers les plus épaisses jungles du coeur ; et qu'ici nous devenions (...) détenteurs d'une connaissance qui ne pouvait être que transmise - reçue, déchiffrée, comprise - par les rares êtres qui sont nos complémentaires dans le monde."


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