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03 août 2010

Commentaires

A quoi je suis sensible en te lisant chère Angèle dans ces carnets, je pourrais le décrire longuement et à bien des niveaux plus ou moins partageables ici. Mais je ferai sans doute à mon tour le bel effort public de redécouverte que nous offre si délicatement Christiane Parrat. C'est avec une grande douceur qu'il nous faut accueillir ces pages et ne pas hésiter non plus à les transporter un peu plus loin, comme ces fagots de bois de cheminée que tu as rapportés si souvent depuis le giron des asphodèles jusqu'à ta maison peu à peu repeuplée. Le texte va prendre le maquis à présent et toi un peu de distance. Merci aux éditeurs ! Le petit pois est resté longtemps douloureux sous l'épaisseur des mots-matelas amoncelés pour le moudre, le dissoudre, l'oublier... « C'est écrit ! », constaterait Marguerite Duras ou une autre dans un soupir rieur. C'est en citant Heather Dohollau dans le recueil La Réponse (Editions Folle Avoine,1982, page 13) que je te signifie ceci, en le proposant également à tous ceux qui se réjouissent autour de toi :

« Sans une volonté de parole, le jour sombre, la parole elle-même ne sauvera qu'une partie presque méconnaissable. Mais pour celui (celle) qui écrit, les mots comme des moutons portent les feux du matin sur leur laine humide, entre les lignes se cache un paysage ».

Paysage intime infiltrant les formes rêvantes de sentiers parfumés, indomptables, jusqu'à ces jours défunts littérairement immolés. Cendres fertilisantes... Le chagrin s'éloigne du seuil aujourd'hui pacifié.


« Je conclurai en disant qu’au fond j’écris des histoires pour unifier, pour ne pas rester témoin de la perte, pour donner et recevoir, pour savoir dire : j’aime. Car la vie va bien au-delà de notre propre vie, elle rencontre toujours l’autre, les histoires qu’on écrit ou qu’on écoute nous l’apprennent. »
©Sylvie Fabre G.

Je passe souvent ici, je lis vos choix de poèmes, les notes de lecture, me ressource dans la musicalité de l'écriture, mais aussi dans ce qu'elle ne dit pas et laisse à la marge. Ce qui me semble à moi le propre d'un poème c'est d'être toujours non-dit , laissant à chaque lecteur le choix pur de l' émotion.
Je ne sais pas écrire, mais ma découverte de la poésie via les sites internet + la lecture de recueils aura été un éblouissement, vraiment ! Un peu comme toucher du doigt un monde inespéré, beau et tragique à la fois. Je passe donc souvent, silencieuse, et je lis et j'écoute les voix qui se libèrent ici, sans me lasser, jamais !
Merci Angèle Paoli, il me tarde d'entrer plus avant dans vos Carnets de marche.


"Je ne sais pas écrire..." nous confie Marline Laurant. Mais bien sûr que si vous savez... chaque mot que vous glissez vous... moi... et d'autres... ici ou ailleurs... ont une musicalité qui leur est propre et qui effleure... caresse... ou bouscule... nos rêves et nos certitudes..Il est vrai que le texte de Christiane Parrat sur Carnets de Marche nous invite... tant il est séduisant... à se poser sur les marches et les saisons d'Angèle Paoli... Il y a ainsi des notes qui vous frappent en plein coeur... et vous donne cette furieuse envie de découvrir... "les formes rêvantes de sentiers parfumés"..
Je ne sais pas écrire moi non plus... sourire... mais peu m'importe... Je pose mes mots comme on déposerait un baiser sur une lettre attendue... un éclat de tendresse... un regard dérobé.Et je savoure ce qui m'est ici offert...

Oui, Pierre. Martine, Angèle et ceux qui se promènent ainsi dans la poésie des jours de marche et de guets, et puis offrons aussi des lettres à des baisers attendus... ad libitum...

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