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28 juillet 2010

Commentaires


Cette fondation a de la suite dans les idées. C'est là que j'ai passé mes plus belles journées estivales en compagnie de peintres et de sculpteurs qui n'ont jamais plus quitté ma mémoire. L'image de mon site facebook a été façonnée de visions cueillies dans ce jardin et à Antibes au Musée Picasso en surplomb au-dessus de la mer. Le marcheur de Giacometti a la suprême élégance de suspendre sa marche pour attendre le prochain visiteur et pourtant il est si loin, dans l'éternité d'un horizon vers lequel tendre les bras ne suffit pas...



J'ignorais, MTH, que tu avais côtoyé peintres et sculpteurs à Saint-Paul-de-Vence. C'est sûrement en effet, une expérience précieuse et inestimable !

Quant à déambuler au milieu de ces personnages énigmatiques, voués à une marche immobile, silencieuse et obstinée, cela emplit le cœur et le corps à la fois de légèreté et de pesanteur. Les deux, combinés ensemble, procurent un sentiment d’"étonnante étrangeté" en même temps que de familiarité éternelle. Il est impossible d’échapper au trouble que suscitent les hommes qui marchent. Impossible de leur échapper. Tout court. Et c'est bien !


Mth,
je ne crois pas que l'homme qui marche de Giacometti soit en suspens, il MARCHE vraiment et là est le génie de l'artiste. Si l'oeil va de la jambe arrière à la jambe avant, accrochant au passage l'inclinaison du buste, il MARCHE et c'est époustouflant car insaisissable avec un appareil de photographie.
Comme ces têtes où il a façonné âprement avec ses doigts des visages, des regards nés d'une orbite d'ombre. Il laisse entre la glaise et nous ce dernier travail à faire par notre regard. Et ainsi le partage est au zénith... ascendance de l'artiste.

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