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16 mai 2010

Commentaires


Quel beau billet ! Merci Laurence Verrey de nous faire partager cette mémoire.
Jaccottet, quel vertige, toujours entre le dit et l'indicible. Je me souviens de cette souffrance dans : A travers un verger, cette souffrance et cette transparence, ce tremblement, presque un effacement.

« Il ne me reste plus dans la mémoire qu'un brouillard à peine blanc, en suspension au-dessus de la terre encore terreuse, devant les sombres chênes-verts,... ce bourdonnement blanc... Mais "blanc" est déjà trop dire...
...
J'ai ce verger derrière moi maintenant, c'est à peine s'il a touché terre, il ne le peut pas, pourquoi est-ce qu'on voyage, pourquoi est-ce qu'on marche, j'ai l'âme enveloppée de neige...»

Il a tant donné à l'écriture qu'il s'efface dans sa parole de poète et ça tremble en nous quand on le lit comme tenir un oiseau qui va se fondre par l'envol dans cette encre blanche du ciel.


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