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03 avril 2010

Commentaires

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Mais quand...
Quand "l'odeur du pas du père..."
S'annonce au bruit de la moto qui entre dans la cour ?
S'écrit avec une gifle, du sang éclaboussé sur le mur, et la mort accidentelle de la mère le lendemain ?
Quel poème écrira l'enfant-témoin de 13 ans lorsqu'il aboutira jusqu'au point de "se poétiser" ?
Ne me répondez pas, je sais...
Ce sera...
La main de la fille "orpheline de mère" mise au pas orphelin de son père...
Mais là, au regard du texte que vous proposez, je suis hors sujet... il me semble.
MCT


Je ne sais, Marie-Christine, peut-être cet extrait vous donnera-t-il un autre éclairage...

"La fillette sent de loin l'odeur qui arrive pour la regarder dormir, elle et frère et sœurs. Elle sent la mort, la charogne qui marche, qui va répandre son odeur sur les draps, traverser la moustiquaire, lui sucer le cœur pour le rendre tout petit, desséché. Elle se cache derrière le traversin.
La fillette veut s'enfuir, mettre le feu à la case où il y a les affaires de l'odeur, prendre la biche pour ne pas que l'odeur lui fasse mal, la transforme elle aussi en odeur que les charognards vont aimer. Prendre l'antilope naine et disparaître dans l'effroi de la fuite africaine. L'odeur se penche. "Tu dors ?" Silence."

Hélène Mohone, L'Enfant africaine, L'Amourier, 2006, pp. 31-32.

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