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28 avril 2010

Commentaires


Je lis José Ensch et je désespère d'avoir connu le mot, d'avoir marché dans le temps, d'avoir usé de la simplicité de mon cœur.
Je lis Anise Koltz et je me réapproprie le mot, je me désintéresse de la mort.
Je cours dans tous les sens reconnaitre en moi l'homme qui s'étend infiniment dans le respect de la vie.




Je relis ce poème et je suis ébranlée par ce rapport indispensable et continu que le poète entretient avec le monde car l'ailleurs des mots de Koltz est son ici du monde donc son ici des mots empruntés depuis la genèse à l'ADN du poète éternel.
Chaque poème est un autre amplifié ; mais chaque poète n'est poète que parce qu'il tisse du déjà fait un merveilleux jamais fait.
Érigeant le mot en corps et le corps en perpétuel travail de la pâte du mot, Anise Koltz perpétue les cellules du poète-démiurge qui échappera toujours au crime de sang de son malheureux ancêtre quoi qu'il en parle ouvertement.


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