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09 mars 2010

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Le 11 août dernier, je me suis rendue sur la tombe de Rilke. Le voyage était long. Comme les pèlerins, j’ai marché jusqu’à Raron. Là, en haut d’une montagne, une croix simple m’attendait. Une croix dont le vieux bois blanchi par les saisons affiche « R.M.R, 1875-1926 ».
Puis cette phrase sur la pierre tombale : « Rose, Oh reiner widerspruch, lust. Niemandes schlaf zu sein unter soviel lidern. »
Derrière le mur de l’église qui abrite le poète, j’ai griffonné pour lui deux mots: "Cher Rilke, Qui vous entendrait parmi les anges ? Aucun cri alentour, rien d’autre que la douce mélodie des choses dominant la Vallée de Sierre."
La gardienne du musée a-t-elle senti mon émotion, et au-delà ce lien invisible qui me relie au poète ? Sur un bout de papier écrit de sa main, elle m’a apporté la traduction en français de l’épitaphe gravée sur la pierre : « Rose, oh pure contradiction, volupté de n’être le sommeil de personne sous toutes ces paupières.»
Si vous désirez quelques photographies, je les tiens à votre disposition avec plaisir,
Merci Angèle pour ce beau papier,

Amitié,

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