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28 janvier 2010

Commentaires

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"1983 : janvier. 1985 : juin
Le registre rythmique de la parole me fait horreur.
Je ne parviens pas à ouvrir un seul livre contenant de la poésie.
Les heures du soir devraient être annihilées.
Quand je me réveille il fait noir : toujours.
Dans les centaines de matins noirs je me suis réfugié.
Je lis de la prose inoffensive.
Les pièces sont restées en l'état : les chaises, les murs, les volets, les vêtements, les portes.
Je ferme les portes comme si le silence.
La lumière me dépasse par les oreilles."
Jacques Roubaud, Quelque chose noir, Poésie/Gallimard, page 33.

"Nonvie, IV
Dis le est ce que je vais mourir dis le
Mourir que je ne saurai plus dis le
Raz de marée de l'espace imperceptible
Vient raclant l'instant de la survie
Dis le de la vague de temps et de quoi
De lumières de nuages de tout ce qui fait nous
Serrant ma main écartant un peu la nuit
La porte repoussait de la lumière
J'ai reconnu ta mort et je l'ai vue "
idem, page 143.


Voir ou revoir aussi le film de Jean Eustache, Les Photos d'Alix (1980). ACR commente pour Boris (Eustache) et pour nous ses photos face à la caméra.

Voici un lien vers mon blog où ce film est affiché en partage.


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