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07 novembre 2009

Commentaires


Mais avant, il a eu 30 ans, une main pour tenir la sienne, celle de sa tante Alexandrine à qui il écrit en 1858, ces lettres où quelques lignes bourgeonnent de joie extatique :
"Babouchka ! C'est le printemps ! Qu'il fait bon vivre sur la terre pour les braves gens et même pour les gens comme moi ! Je sais fort bien que je ne suis qu'une vieille pomme de terre gelée, servie à une sauce quelconque. Mais le printemps agit sur moi avec une telle vigueur que, parfois, je me surprends à rêver que je suis une plante qui s'est épanouie tout à l'heure parmi d'autres plantes et qui va se mettre à grandir simplement, tranquillement, joyeusement...
Au diable toutes les vieilleries, les convenances du monde, la paresse, l'égoïsme, tous les regrets, tous les remords ! Place à la plante merveilleuse qui gonfle ses bourgeons et croît avec le printemps !"
"La terrasse est ouverte à la nuit tiède, les grenouilles sont à leur affaire, le veilleur de nuit à la sienne. Quelle merveille !"


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