« Cristina Crisci | Spring | Accueil | Sylvie-E. Saliceti | La danse de Sakuntala »

24 octobre 2009

Commentaires


Ah, cet homme ! Il dicta ces quelques mots énigmatiques la veille de sa mort (fièvre ou délire ou lucidité ?) :
"Je suis complètement paralysé : donc je désire me trouver de bonne heure à bord. Dites-moi à quelle heure je dois me trouver à bord..."
Le bateau, le grand bateau, le bateau ivre de sa vie rêvée est là et l'attend, prêt à appareiller. Son voyage est celui d'un chercheur d'absolu qui a cinglé vers le large, laissant les étroitesses de la nécessité de la loi, les choix impossibles, la moralité raisonnable, pour la liberté.
Aimer sur la crête des abysses du bien et du mal, comme une pauvre chose posée dans deux mains ouvertes et fragiles. Aimer comme un refus, comme un exil,comme un défi, comme un navigateur des fleuves impossibles.
Il voulait tant changer l'enfer de la vie jusqu'à se brûler comme Phenix et renaitre délivré de l'absence de l'Amour, de son silence, d'un monde où Dieu meurt solitaire et souffrant comme dans un... "échec et mat" ...


Voyelles de Arthur Rimbaud : le manuscrit autographe !

Amicizia
Guidu ___

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.