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    Angèle Paoli, Italies Fabulae
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19 septembre 2009

Commentaires

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Ta tanière est sensuelle, Angèle. De cette authentique sensualité qui peuple les rocailles, les chemins hors chemins. Crois-tu qu'il soit toujours nécessaire de reprendre la route du village ?
Pensées amicales.



C'est le ciel qui bat doucement contre elle, abandonnée à sa solitude. La roche respire, aussi la montagne et son fouillis d'arbres et de buissons. La mer éclabousse son silence en écartant les mots. C'est encore un bruit de gel à paume le veux-tu. Elle s'offre aux présences frémissantes, douces ondulations dans le remous des chênes-verts et des genêts. Embruns dans le vent tiède venus d'en bas où gîte la mer. Elle sourit dans le trou de la roche y courbe son corps docile. Un son monte aux chèvres lancé. Soudain, il n'y a plus personne sur la roche. Je crois qu'elle s'est envolée...



C'est vrai, vous avez raison l'une et l'autre. Il m'arrive souvent d'éprouver le désir sensuel, fascinant, de vouloir rejoindre les mouettes et les grands cormorans. Ou de me laisser glisser dans les vagues pour que la mer me roule et ne me lâche plus. Le retour au village ? Mon port d'attache, pour le moment.


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