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    Angèle Paoli, Italies Fabulae
    Éditions Al Manar, 2017.



Solitude des seuils
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25 juillet 2009

Commentaires

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Etrange écrivain qui ne laisse pas indifférent entre censures et soutien, presque inconditionnel, inclassable, marginal mais aussi captivant, bouleversant comme l'induit Catherine Brun, mêlant dans ses livres sueur, sang, excréments, vomissures, sperme, viol, sadisme et douceur. Vous voilà donc, Angèle, au seuil de son oeuvre dans ce roman singulier qu'il écrivit en 1964. Premiers corps écorchés, premiers jeux provoquant le désir érotique du lecteur et le face-à-face avec le mal, le scandale de la cruauté, de la perversité.
Vous semblez sensible à une musique intérieure fragile et pure qui cohabite avec le désir animal le plus dangereux, le plus ignoble. Michel Foucault déclare dans une interview au Japon que "personne n'a jamais parlé comme il parle". Peut-être votre oreille de poète aura entendu cette innocence muette qui se cache derrière cette expulsion de la violence. Ashby semble ce précieux écrin.
"Où est l'humain dans l'homme ?". Il creuse encore et encore dans l'innommable des fantasmes, dans la vérité nue de la peau.
J'aime que vous risquiez cette lecture et que vous en donniez à lire ce questionnement de velours...


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