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20 juillet 2009

Commentaires


Peut-être est-ce cette mort évoquée et le calme du cimetière où il repose qui me font entendre ces lignes de lui, parues dans Variété I (pp. 1068-1069) - Le bilan de l'intelligence.
"... Nous perdons cette paix essentielle des profondeurs de l'être, cette absence sans prix, pendant laquelle les éléments les plus délicats de la vie se rafraîchissent, se réconfortent, pendant laquelle l'être se lave du passé et du futur, de la conscience présente, des obligations suspendues et des attentes embusquées... une sorte de repos dans l'absence, une vacance bienfaisante, qui rend l'esprit à sa vérité propre."
J'aime ce vide, ce vide portant le signe d'une trace, cet espace propice à la méditation que l'on trouve dans certaine vieille maison corse... Ce vide proche du silence (la musique de Danilo Rea est propice à cette vacance, comme le oud de A.Brahem ou le saxo de Stan Getz...). Intelligence et pudeur, travail exigeant de la langue et simplicité innocente de ses dernières lettres d'amour, Valéry est inscrit dans ma mémoire de lectrice comme "un toit tranquille où marchent les colombes".

P.S. : Ci-après, Paul Valéry disant l'intégralité du Cimetière marin.


Tombe de Paul Valéry et sépulture de Jean Vilar, toutes deux dans ce cimetière où le bleu du ciel et le bleu de la mer se rejoignent pour ne plus former qu'un horizon sans barrière; un possible envol.
La parole écrite du premier relayée par la voix du second...


" La parole écrite
rend attentif
à l'histoire et
aux choses
et par d'autres
voies
à tous elle donne
le choix
de penser et la
chance de
trouver les chemins."


Mots errants de Jean-Pierre Faye, toujours de bleu tracés. Faye, né le 19 juillet 1925, en rappel d'un anniversaire.



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