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17 juillet 2009

Commentaires


Edmonde Charles-Roux parle avec beaucoup de finesse du destin exceptionnel d'Isabelle Eberhardt. On peut d'ailleurs l'écouter (sur internet) dans ces émissions littéraires où elle l'évoque. Elle s'est attachée à cette femme partie seule à la découverte de l'Algérie, suivant la route des caravanes avec son baluchon,le crayon à la main, écrivant, écrivant toujours. Ce personnage moderne, cette femme novatrice, cette aventurière habillée en homme, cette insoumise, cette exilée, cette immigrée qui aima transgresser et choquer la société européenne de son époque. Cette ambivalence entre le féminin et le masculin emplit de porosité son écriture :
"Etre seul, c'est être libre - et la liberté était le seul bonheur nécessaire à ma nature."
Et c'est ce travail littéraire qui me retient, plus que sa vie légendaire. Ces sacs contenant ses manuscrits et ses lettres maculés de boue. Sept années de la vie d'une très jeune femme morte à 27 ans dans cette petite maison où l'on retrouva son corps après le débordement de l'oued... Elle n'a jamais d'écrire comme si elle devait témoigner de sa vie, de sa quête.
Ici, Marseille comme un signe, ce port où elle dormit à même le sol, regardant arriver et partir les bateaux pour l'Afrique, ce port qui lui permettait de rencontrer ce frère tant aimé.
Et puis ce dernier paragraphe si riche en introspection : retrouver dans la perte... perdre pour retrouver...


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