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09 mai 2009

Commentaires


Cette notion d'un "bilinguisme intérieur" est heuristique à souhait ! Il existe aussi chaque fois qu'on s'aventure à ajuster des voix qui parlent en nous la langue d'avant (l'héritée) et la langue qui vient (celle qui se cultive au présent), métissant les contradictions de la transmission littéralement impossible... Les meilleurs défenseurs de la langue sont ceux qui parviennent à la transposer sans violence, comme une évidence, d'une rive à l'autre dans l'intime d'une loyauté résiduelle et nécessaire, en la traduisant au mieux, pour mieux la célébrer dans le chant universel. Aspettami Corsica ! Ti amo/amu tè/ti tengu cara ! C'est pour longtemps !



On dirait que nous sommes synchrones, langue des dialectes pénétrants et impérissables, élaboration d'un laboratoire d'amour du mot qui ne s'épuise pas dans le puits.



Entre les mots que le poète s'est retenu d'écrire et la langue de Sylvaine, il y a celle de Mth qui cherche une médiation dans le partage. Et, entre nous, qui étire sa toile d'une rive à l'autre du langage, ce même amour de l'île qui se dit sur la pointe des dentales.


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