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01 avril 2009

Commentaires


Un ami, un peu fou, a developpé une thèse autour de la toile de Cézanne "Madame Cézanne dans un fauteuil rouge" et de ses interprétations multiples faites par Picasso. J'aime bien les fous.



Un peintre parlant d'un peintre... oui, c'est souvent décevant ! Un écrivain parlant d'une toile c'est souvent réjouissant...
Et puis un regard oublieux des dires devant une toile, c'est un moment de vérité, de soi à l'autre.
Je regarde cette toile, je reconnais bien sûr une oeuvre de Picasso et je souris.
Tout est calme et beauté dans ce nu au fauteuil rouge. Courbes et teintes pastel, expression du visage, mi-lune, mi-soleil. Pudeur extrême, corps sain, simple, tout surgi de l'enfance de l'amour. Une aurore, un re-commencement, une découverte délicate, une harmonie...
Un Vivaldi de printemps, une cantate de Bach, une page de Mozart...
Le bruit de la mer sous un soleil radieux récitant le bleu du ciel, un chant d'oiseau, une onde sur les blés mûrs,...
Volupté douce et attentive, grâce et pureté...
Comme il devait être heureux et léger quand il a peint cette jeune amante...



Oui, Christiane, Picasso a probablement été très heureux avec Marie-Thérèse Walter. Mais je ne peux m'empêcher de penser que Dora Maar va bientôt arriver, pleine de nouvelles promesses pour le regard et le talent du peintre. D'un modèle l'autre...

=> Quant à la folie, oui, je l'aime aussi, Johal, avec mesure. Est-ce compatible?

J'aime ces déclinaisons d'influences d'un peintre à l'autre. Comment, avec le même, faire quelque chose de nouveau, qui oblige le regard à se défaire de ses habitudes, à se déplacer, parfois d'un écart minime! Ca me fascine, comme me fascine la déclinaison des vagues, mouvements et formes identiques, en apparence. Et pourtant!


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