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22 février 2009

Commentaires


Ce n'est pas simple et c'est simple
tous ces morceaux de sensations justes qui n'étaient pas faits pour se rencontrer
et ces mots qui se frôlent
ensemble dévoilent une co-naissance
l'oeil qui déplie l'eau et suit la pénétration de la flèche puis ce froissement de l'air, non, c'est avant l'eau et ça meurt dans cette jouissance : "tendre est la sonorité"
une ombre voyelle... la corde de l'arc, oui, c'est ça, exactement ce bruit ce bruit je me souviens cette vibration après plus tard mémoire de cette tension
mais quelle folie tout cela : c'est trop juste !



Oui, Christiane,vous avez raison : à la fois simple et pas simple du tout. Pour ma part, j'aurais davantage associé à la corde qui se tend ou à la flèche qui rompt l'eau, la consonne (plutôt que la voyelle), son bruit sec ou mat ou dur. La dureté et la précision plutôt que le flou de la tendresse. C'est aussi cela, être poète. Faire jouer les écarts et vaciller les images attendues.


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