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20 février 2009

Commentaires


ô, je n'avais jamais lu cela, nulle part. Que c'est beau et émouvant ! ça titube, ça cherche, ça se blesse et souffre dans la langue comme son homme souffrira de cette main de Dieu, posée, implacable et douce sur sa nuque, avec toutes ces misères des corps blessés, broyés, pour que vienne cette lumière du coeur balbutiante, trébuchante, crucifiée par le bois de l'âme, les clous de la foi.
ô que c'est beau cette hésitation, le pas, le pas, le pas qui dit : - je suis là, laisse-moi, là, là, dans l'ombre et le lâche destin de ceux qui, de ce qui n'est pas , n'est pas héroïque et beau, juste humain, juste humain, juste humain...
Merci Angèle...



ô j'ai oublié ! Bernanos : La Joie, Première partie, Œuvres romanesques, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, page 615 :
"Ce qui pèse dans l'homme, c'est le rêve."



PS de l'éditeur-webmestre de TdF : Pour le "saint", le péché pèse comme un rêve : "Je n'ai rien, aimait à dire l'abbé Chevance. J'ai mis trente ans à reconnaître que je n'avais rien, absolument rien. Ce qui pèse dans l'homme, c'est le rêve..."



Merci, Yves. Ces riens... des trous dans le ciel pour voir les pieds blessés de ces marcheurs de Dieu...
PS : merci pour le nom des compositeurs...



Le 13 février dernier, Mathieu Bénézet a consacré son émission mensuelle sur France Culture (dans le cadre de l'émission Surpris par la nuit) à Georges Bernanos. Cette émission peut encore être écoutée en ligne, http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/surpris/fiche.php?diffusion_id=69192>voici le lien.



Le livre du retournement
La douleur le morcellement la langue tranchée épuisée renversée...



Splendide émission. Merci Florence.



Johal, il est sans doute vrai que l'écriture de ce roman a été accompagnée d'une intense souffrance. On peut imaginer en effet que tous ces ânonnements, tous ces tâtonnements rendent compte d'hésitations douloureuses. Le lecteur, lui, découvrant ce que vous appelez le "livre du retournement", éprouve une sorte d'exaltation, une émotion intense. C'est cette émotion que j'ai voulu partager avec mes lecteurs(trices).
Merci à toutes trois.



Angèle, je me dois de rajouter que je n'aurais sans doute jamais connu ce retournement sans ce brûlant et brillant lanternarius...
Merci

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