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30 janvier 2009

Commentaires


C'est tellement proche de Pessoa ! On dirait qu'ils ont entendu cette même absence gémissant dans le rien. Le Livre de l'intranquillité ? C'est le nom même de la poésie...
"Le vent s'est levé... C'était d'abord comme la voix d'un espace vide... L'espace soufflant à l'intérieur d'un trou, une faille dans le silence de l'air. Puis est monté un sanglot, un sanglot du bout du monde, et l'on s'est aperçu que les vitres tremblaient et qu'en réalité c'était le vent. Puis cela a résonné plus loin, un hurlement sourd, des pleurs dépourvus d'être face à la nuit grandissante, un grincement de choses diverses, une chute de petits morceaux, un atome de fin du monde..."
Pessoa... T.S Eliot... Même présence au monde de l'indicible...



Sous la porte suintent les vents furieux, agrégés en des étouffements de pourpre. Qui les entend dans un monde aux oreilles rongées par cette lèpre d'immobile ? Quelles lèvres affamées baiseront les souffles sauvages des entre-murs ?

Merci Angèle de votre mot chez moi. Et merci pour ces découvertes tempétueuses. Découvertes splendides.


Un petit pas de plus en direction de ma longue réconciliation avec Shakespeare. Merci.

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