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23 janvier 2009

Commentaires


Merci de cette opportunité de rappeler que Giotto est aussi un très grand Architecte dont le Campanile est un magnifique contrepoint au Duomo de Brunelleschi à Florence...

Ah, ces Italiens de la Renaissance !

Amicizia
Guidu ___


Après "le clair-obscur de la page", magnifique, nous revoici dans la célébration des poètes et des peintres qui souvent les inspire, avant c'était l'éphéméride, avant d'autres poètes et votre fugue pour partager de belles créations, et puis votre propre écriture, et puis les photos rares de Guidu
et
je
me demande
comment vous construisez tout cela ? Pour résister à quoi ? Pour faire entendre quoi ? Il y a de la force dans TdF, pas seulement de la beauté. Cela travaille en nous. Parfois on se sent léger et parfois plus lourd. Aujourd'hui, cette double douceur (peintre et poète) pour vaincre la cruauté de ce supplice, la déchirante mort d'un homme, peut-être de Dieu... en ce monde, en cette actualité, ça fait du bruit, ce silence...



Cavaliere, l'oeil du photographe se double ici de l'oeil de l'architecte. Contrepoint admirable, en effet, que ces deux formes architecturales qui se répondent, opposant l'une à l'autre leurs mystères. Lorsque j'avoue un faible pour la dentelle polychrome de Giotto, voilà que la coupole s'impose de toute sa puissance et me rappelle qu'il fallut déployer un talent et une force sans égale pour parvenir à réaliser l'exploit qu'elle représente!



@ =>Christiane :

"La photographie, c'est mieux qu'un dessin, mais il ne faut pas le dire."
Jean-Auguste Ingres

Amicizia
Guidu___




je garde cette phrase admirable

Les bourreaux s’y baignent
sans lever les yeux

et me dis
- sans doute mon éternel optimisme -
qu'ils attendent peut-être le signe
qui les conduira




Pour Guidu.
La photographie rassemble en un instant sidérant le possible des regards. Le dessin aura besoin d'un va-et-vient de regards, préalable à cette extase, ce moment de pur bonheur où l'oeil sait et où la main trace, sûre et libre, sans un remords.
amitiés,
christiane



Oui, Viviane, tu es sans doute très optimiste. Jean-Pierre Lemaire aussi, par l'interprétation qu'il donne du bleu. Mais Giotto, lui, ne semble pas l'être vraiment. Le groupe des hommes est séparé par le manteau du Christ et celui qui cherche à intercéder auprès d'eux tourne le dos au Crucifié. De ce côté-là du tableau, les visages sont dubitatifs et fermés. Comparé au visage de la femme agenouillée (Madeleine?), celui des hommes est enté dans la dureté.


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