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    Angèle Paoli, Italies Fabulae
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11 janvier 2009

Commentaires

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La réalité amincie, étirée, allongée comme une ombre de fin de jour. Celle que l'on tente en vain de retenir, juste avant la nuit.



Quel beau texte de Tahar Ben Jelloun ! Comme je le comprends et partage cette approche et du regard et de Giacometti.
Souvent je griffonne sur mes petits carnets des silhouettes dans le métro, surtout des passagers endormis. Parfois, ils ouvrent les yeux et mon crayon ne sait plus ! C'est tellement profond un regard, tellement vertigineux. On tombe au fond du coeur de l'autre, en amont de ses pensées, là où se décident ses paroles ou son silence, sa vérité ou ses mensonges, sa tristesse, sa peur, son amour, sa haine. Je ne peux pas dessiner un regard, je peux juste dessiner des yeux. Giacometti creuse des trous, à la place des yeux, dans la chair de la terre de ses statues ou tourne sans fin, dans ses dessins, comme aspiré par un tourbillon...



Je passe, je lis, j'écoute, je regarde... c'est toujours bien ici. Paisible.
Bonjour Angèle.

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