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11 novembre 2008

Commentaires

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La caverne. Celle de Platon où l’homme questionne son ombre ou celle du tombeau du Christ, qui s’ouvre sur un espoir improbable ? Tombeau des sept dormants, dites-vous. On remarquera le chiffre sept, symbole de perfection, ainsi que le terme « dormant » qui n’implique pas la mort mais plutôt une attente avant un réveil possible. Dans la nature, le symbole renvoie à la chrysalide creuse, que le papillon a quittée, ce papillon qui incarne toute la beauté du monde.

Ici la caverne devient poème. Espace clos, donc, qui se suffit à lui-même, espace de parole, qui dit les rêves des personnes endormies. Eternel, atemporel, le poème dit le monde qui n’est pas lui et dont il incarne la perfection.




Merci Angèle et Yves de la traduction faite de la pluie tunisienne que vous déclinez ici en musique et en poésie dédiée au sept dormants (Cela me fait d'autant plus plaisir que je suis en train de préparer un cours de littérature comparée sur le thème des sept dormants).
Amicalement vôtre.



Ce qui m'émeut dans tout ce que vous nous offrez aujourd'hui, c'est ce pont qui par la poésie, la musique et le chant, crée de l'amitié entre les pays, prend appui sur les mythes, les images tutélaires (splendide lien avec Amina Saïd), pour dire que la beauté, la sagesse et l'amitié c'est possible ici et maintenant.
La beauté ? Elle ne devrait jamais être détruite par une note dissonante du coeur. Il reste à transformer toute douleur en beauté pour retrouver le chant initial...



Merci Angèle Paoli pour votre site qui prête à rêver, qui ressort particulièrement pour ses qualités esthétiques mais surtout littéraires. Merci également à notre amie Cécile Oumhani qui nous fait découvrir le dernier recueil d'Amina Saïd dont j'apprécie la poésie.
Gisèle Seimandi



Tout cela est fort intéressant ! Passionnant même ! Et jubilatoire !
Ainsi donc, chacun porte en lui sa caverne d’Ali Baba, riche en trésors et en mythes qu’il alimente par ses lectures et ses échanges. Chacun contribue à l’entretien et à la reconstruction de l’édifice millénaire qui est le nôtre. De passeur en passeur, de voix en voix, la toile se tisse, les liens se nouent, les mots trouvent leur juste place et résonnent de leur vrai sens.
Ainsi, le poème d’Amina Saïd accompagné de la note de Cécile Oumhani, ont-ils réveillé dans ma mémoire le souvenir de la légende des Sept Dormants, découverte, il y a quelques mois à peine, à l’occasion de ma lecture du N° 22 de La Pensée de midi consacré aux Mythologies méditerranéennes. La contribution de Jalel El Gharbi, orchestrée par vos voix, m’incite à replonger dans la revue. Je redécouvre, en la feuilletant fébrilement, que cette légende a inspiré de nombreux auteurs :
- Tawfiq al-Hakim, La Caverne des songes (1950) ;
- Rachid Koraïchi, un récit intitulé Les Sept Dormants (2002) ;
- le Serbo-Croate Danilo Kis, La Légende des Dormants (1983) ;
- Salah Stétié lui a consacré deux ouvrages : Le Passage des Dormants (1995) et Rimbaud, le huitième dormant (1993) ;
- Quant à l’écrivain sicilien Andrea Camilleri, il a choisi lui aussi d’alimenter le suspens de son roman policier Il cane di terracotta (1996) avec cette légende.

De tous ces récits, seule est présente (pour l'instant) dans ma bibliothèque la traduction de l'ouvrage de Camilleri : Chiens de faïence !

La seule lecture de cette bibliographie me donne des ailes et je me dis que j'aimerais bien voler jusqu’à Tunis !

Merci à tous, infiniment.



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