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02 novembre 2008

Commentaires


Comment faites-vous ?
Plaisir intense. Nourriture céleste. Le souvenir marié au reste du passé... l'instant revenu.
La musique, la musique... dieu que c'est bon... J'y suis !
Merci Angèle.




Ecrivain méconnu surtout dans cette oeuvre splendide.
Ici, la mer omniprésente qui enfante la tension du drame, long plan circulaire qui nous conduit, comme la pauvre et pure Hermangarde, à découvrir cette funeste robe rouge...
C'est une page magnifique, remarquablement efficace qui donne envie de relire Une vieille maîtresse.
C'est bon ces retours au passé, à cette belle littérature, ces racines qui portent l'écriture... comme un bel arbre.



...
J'ai acheté le livre cet après-midi.
Voilà.
Super !



Merci pour votre enthousiasme, Christiane et Alistrid. Je vois que vous allez vous lancer/relancer à votre tour dans la poursuite de cette lecture haletante à travers landes dévastatrices. Mais vous n'ignorez pas que le "rouge", symbole de feu, l'est aussi de passion dévastatrice. Et Barbey d'Aurevilly, en catholique militant, dénonce et fustige les excès !



Et quelles sont ces "mielles" qu'aucun dictionnaire ne semble connaître ? Merci.



C'est vrai, Pascale, que ce mot n'est pas dans les dictionnaires usuels, sauf dans Le Littré. Je cite :

"Nom donné, dans la Manche, à des grèves plates, sèches et mobiles, et aussi à des dunes, à des plaines de sable voisines de la mer, et dont une partie est cultivée."

J'ajoute que ce régionalisme est aussi attesté dans les Côtes-d'Armor. En revanche, j'ignore totalement l'étymologie de ce mot, qui n'est pas dans le TLFi, ni dans le Dictionnaire historique de la langue française d'Alain Rey.
Bonne soirée à toi, Pascale.



J’ai aussi retrouvé une occurrence du mot « mielles » dans un très beau passage de Sixtine [1890] de Remy de Gourmont (10/18, Série « Fins de siècles » dirigée par Hubert Juin, 1982, page 237) :

« Certains matins, il avait songé à ceci : mettre dans une valise quelques livres, ses cahiers, ses notes, ses feuilles écrites et s'aller cacher, pour le reste de sa vie, en une maison bien close, sur le bord de la mer. Il la voyait bâtie dans les dunes, entre la grève et les premiers arbres de la côte : nulle végétation tout autour que les herbes pâles, les chardons violets et les hautes ivraies des mielles ; la vue des clochers au loin, du côté de la terre ; de l'autre, la mer et un phare debout, au milieu des vents et des flots, comme un symbole. Les charrettes passent, pleines de varech, les chevaux et les hommes haletants dans le sable, attelés au labeur de la fécondation du sol, et lui les regarderait passer, attelé au labeur de la stérilisation des désirs. Vers des équinoxes, l’embrun des vagues poussées par la lune et par la tempête viendrait frapper à sa fenêtre, comme une aile d’oiseau, et les oiseaux viendraient aussi vers la lueur de sa lampe, et il ouvrirait à l’embrun des vagues et aux ailes des oiseaux. Il serait seul comme un monstre ! »




Un Colloque international Barbey d'Aurevilly se tient aujourd’hui et demain à PARIS-III SORBONNE NOUVELLE - UFR DE LITTÉRATURE ET LINGUISTIQUE FRANÇAISE ET LATINES
13, rue Santeuil
Centre Censier
PARIS 05

Thème du colloque : Barbey d'Aurevilly et la modernité



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