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21 octobre 2008

Commentaires


RIEN... ce mot me terrifie !
Comment a-t-elle pu écrire un si beau poème (traduit en 4 langues, ça c'est bien !) avec ce mot terrible : RIEN
RIENRIENRIENRIENRIENREIRIERIERIERIRIRIRIRRRRRR.......


Un petit commentaire de rien
Mine de rien tous ces flocons de rien se sont accumulés devant la porte en un rien de temps, un bon mètre de rien bien blanc, il va falloir pelleter sans rien, avec les mains, des riens plein les mains pour libérer la porte.



Deuxième passage. Le mot s'efface, les mots repassent et c'est vivant et c'est chaud et ça danse et enveloppe et tourbillonne comme la "neige" et voilà que du "rien" naissent les mots "riz" les mots "rienne" et qu'elle est bien vivante bien jolie bien vivante et son poème aussi et les images aussi qui passent et qui repassent qui passent et qui s'effacent s'effacent un deux trois une valse à trois temps...
C'est beau Rodica cela de vous.


Ce poème me transcende, me rend pure

...dans mon absence je m'absente ... je suis plus que l'inexistence ...

" être " rien pour palper la profondeur de ces mots
je lis et relis ce poème
maintenant j'ai la tête enneigée de blé blanc

quelle pureté !
M E R C I



Ces multiples riens emportent le lecteur dans un véritable tourbillon. Je me reconnais dans ces mots qui transcendent littéralement. Rodica, princesse roumaine, ton talent est si grand que je ne peux que m'incliner. Au travers de tes expériences tu as révélé le don suprême, celui d'aller vers tes semblables et leur faire toucher avec leurs yeux, la partie intime de leur moi.


Rien.

Je n’ai rien à dire, te dire, à part, peut-être, que ce rien si particulier, si plaisant que tu décris, est le rien auquel je songe. Le rien si mélancolique et si abstraitement concret. Ce rien qui m’emprisonne et me libère dans le continuum espace-temps. Le temps et l’espace ensemble dans l’incompréhension du rien toujours immortel, intemporel.

Sois comblée Rodica, car tu as su emmener tes lecteurs, moi lectrice, au fond de ton être, de tes pensées, grâce à tes vers poignants.

Je te le dis et te le répète : tu m’as montrée la voie vers la sagesse et tu resteras mon exemple.

Merci.




Blé blanc… Vous ne pouviez mieux dire, Rodica, combien les blancs assument l'importance ! Et la diction de votre troubadour est impeccable, effrayante de netteté. Bravo.


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