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05 septembre 2008

Commentaires

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J'ai cherché un guide pour sortir du chagrin de silex du poème évoqué par Tubal. J'avais besoin de quelqu'un qui la comprenne, comprenne son écriture pour avoir moins froid. Et vous avez, Angèle, cet art de passeur entre la parole de l'autre et notre sensibilité. J'ai du mal (au sens propre) à lire les déchirures de l'absence irréversible, de ces trous laissés par celui qui part.
Et des morts il y en a tant, et à chaque fois qu'ils quittent notre vie, cela réveille le premier ahurissement devant ce qui est incompréhensible. Pourquoi un jour le coeur s'arrête de battre, pourquoi cela nous arrivera à nous aussi ? Comment faire après, comment continuer, comment pouvons-nous accepter de continuer à vivre, de rire à nouveau ? Dans ce premier poème, ils n'arrivaient plus à se donner, à se rejoindre. Elle l'appelait et seule la mer vorace lui répondait de sa langue noire de nuit noire, noire, noire...
C'est quoi la mort , Angèle ? Le savez-vous ? Je ne sais toujours pas... Je ne connaissais pas ce recueil de Claude Ber. Elle est si souriante sur la photo, c'est étrange...


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