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04 avril 2008

Commentaires

L'histoire de ma vie n'existe pas.
Ça n'existe pas.
Le roman de ma vie de nos vies
Oui
Mais pas l'histoire.
C'est par la reprise des temps par l'imaginaire
Que le souffle est rendu à la vie.

Marguerite DURAS

(j'ai mis "en forme" cet extrait d'un entretien pour Le Nouvel Observateur de MD avec Hervé le Masson, intitulé "l'Inconnue de la rue Catinat", à propos de la parution de son livre L'Amant, 1984) jjd


Et Marguerite n'aura rien fait d'autre, en écrivant, que de tenter de s'approcher de cette mère impossible et insaisissable. Doublement insaisissable d’ailleurs, puisqu’elle apparaît à travers le prisme déformé de ses souvenirs d’enfance et d’un monde colonial définitivement révolu.
Tout est toujours perte et départs chez Duras. Les amants se quittent ou vont le faire (Les Petits Chevaux de Tarquinia, Dix heures et demie du soir en été), les dialogues sont impossibles (Le Square), la destruction est partout (Hiroshima mon amour) et la vie consiste à chercher un impossible amour, comme la femme du Vice-Consul. Le style lui-même, dans ses hésitations et ses redites (phrases souvent incantatoires, proches de la poésie orale), traduit cette recherche désespérée d’un ailleurs jamais trouvé.


En effet, cher Jean-Jacques. Merci de cette précision. Du reste, M.D. réfutait aussi le terme de roman dont faillit être sous-titré L'Amant. Ou plus exactement, il prend dans sa bouche un tout autre sens :

« On m'a demandé de mettre « roman », déclarait-elle à Marianna Alphant dans Libération. J'ai dit que je pouvais le mettre et puis je ne l'ai pas mis. J'ai préféré la sècheresse du blanc. Qu'on dise « roman » ou non, au fond, ça les regarde, les lecteurs. La lecture, c'est le roman. Quand elle se produit, rien ne peut se comparer à cette lecture-là, elle est miraculeuse. »


ooooh tu me donnes envie de la lire la bio de MD par Laure Adler

elle est bien ?


http://terresdefemmes.blogs.com/mon_weblog/marlne-devost.html>je ne fais rien

des îles à vous
mes amitiés
marlene

PS ce visage de l'intime lointaine
n'est pas encore ''nommé''
c'est une impression à laquelle
je m'attache depuis quelques semaines
pour ne pas oublier la présence et la force du ''corps vivant''

Oui, Christie, c'est une bonne biographie, très bien documentée, très précise. Et agréable à lire.
Bonne lecture à toi.


Une pièce autour de Marguerite Duras présentée à Montréal il y a quelques années et mise en scène par Brigitte Heinthkintz, nous présentait un regard différent et très intéressant sur cette auteure. Céline Bonnier et Christiane Pasquier y personnifiaient avec sensibilité, l'une Marguerite Duras et l'autre sa mère. Les thèmes de l'absence et de l'intimité se trouvaient là aussi mis en relief.

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