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25 novembre 2007

Commentaires

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Bonjour,

Je vous adresse à ce propos ce message reçu hier :

Femmes pour la Démocratie :
Alliance des Femmes pour la Démocratie
Présidente : Antoinette Fouque



25 Novembre 2007
Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes


La lutte contre les violences faites aux femmes
doit être la grande cause nationale 2008.


Après des avancées considérables dans les droits et les libertés des femmes, ces quatre dernières décennies, nous sommes entre l’ancien et le nouveau : de plus en plus nombreuses à affirmer notre existence, nos désirs, nos valeurs, mais aussi les premières victimes de la violence ultra-libérale (délocalisations, précarité de l’emploi, chômage, sadisme libertin industrialisé), et des cultures traditionnelles et autoritaires qui nous privent des droits élémentaires.
À chaque nouveau rapport, les chiffres tombent, toujours plus élevés. Aujourd’hui, plus de 200 millions de femmes manquent sur la planète : un « gynocide » établi en 1991 par Amartya Sen, Prix Nobel d’économie, qui n’a cessé, depuis, d’augmenter, en Inde, en Chine, mais aussi au Mexique, au Guatemala, … aux États-Unis, en Europe, en France.

Dans notre démocratie dite avancée, les filles sont en danger. Toutes les femmes sont des cibles potentielles. « La violence physique à l’intérieur des ménages se révèle comme un phénomène d’une fréquence comparable à celle des autres violences physiques » (Rapport 2007 de l’Observatoire nationale de la délinquance). Dedans comme dehors, les femmes sont les premières victimes des violences physiques et sexuelles.
330 000 femmes vivent avec un conjoint violent, et une femme est tuée tous les deux jours ! En 2005 et 2006, au moins 230 000 personnes, quasi-exclusivement des femmes, ont été victimes de viol ou tentative de viol, dont plus de 130 000 ont effectivement été violées.
Il y a un continuum des violences au meurtre, la violence veut la mort. Elle est une des causes principales de mortalité des femmes entre 16 et 44 ans.
Le machisme tue plus que le cancer ou la peste (cf. OMS).

Les violences contre les femmes,
c’est une question de santé publique et de libertés publiques.

Aucun gouvernement ne semble avoir pris la mesure de la situation. Les réformes entreprises, les lois adoptées, les mesures mises en œuvre, se révèlent globalement inefficaces, insuffisantes à contenir l’explosion de violence contre les femmes.

Tolérance zéro pour les violences contre les femmes !
Il faut une politique globale.
C’est une priorité et une urgence.




Il faut éveiller les consciences, stopper la régression, protéger les acquis et élargir les droits à la liberté et à l’égalité, cesser d’inférioriser les femmes qui sont aujourd’hui la principale force de proposition.

Les crimes contre les femmes ne doivent plus être déqualifiés, minorés, traités comme des faits divers. Ce sont des faits politiques.

Il faut veiller à l’application des lois, généraliser les mesures adoptées contre les violences contre les femmes, accélérer leur concrétisation, et y mettre les moyens nécessaires. La parole des femmes doit se libérer. Il faut des lieux d’accueil et d’écoute, des moyens pour les associations d’aide aux femmes, un véritable accès à la justice.

La prévention doit être systématique et permanente. Il faut mettre en place dès l’école primaire une éducation contre le machisme, la misogynie et sur les droits des filles et des femmes.

Il faut aussi, pour témoigner de l’importance que la République accorde aux Droits des femmes un ministère portant ce nom, avec un vrai budget à la hauteur des enjeux. Nous ne viendrons jamais à bout de la violence contre les femmes sans que soit promue à tous les niveaux et dans tous les champs une culture de la parité.


Rassemblons-nous, manifestons-nous !

Samedi 24 novembre

à partir de 15 heures

Angle rue de la Paix-Place Vendôme

JOURNEE DE L'INFAME


    Elle se lève comme tous les matins, bute contre la table de nuit comme tous les matins (elle s'est jurée de changer la déco de la chambre dès qu'elle aura deux minutes). Elle glisse dans le couloir, bute contre la table à repasser qui vomit le "tas" de la semaine. Jurons étouffés, poings serrés, soupirs... Le lait déborde dans la casserole pendant qu'elle habille le petit dernier. Vite, vite.

    Le grand dit qu'il n'a plus de slip propre. L'homme veut savoir où elle a rangé sa cravate orange (celle que sa secrétaire aime bien...). Elle vérifie que tout le monde a son cartable et que les manteaux sont bien fermés. Vite,vite. Et puis c'est le silence... La table maculée, le fond de café froid lapé d'un trait, la vaisselle à laver. Le camion à poubelles en bas. La rumeur des klaxons là-bas.

    8 mars - "Vous les femmes..." A la radio, elle écoute des chansons. Celle de Julio lui donne envie de pleurer. Vite, vite. Et Julien Clerc et son "Je vous aime"... "Femme, femme, femme". A la radio, ils disent que c'est la journée de la femme. Et elle pense que pour une fois, ce soir, il sera peut-être gentil avec elle. Et elle pense que pour une fois, l'homme ne lui lèvera pas la main dessus.

    L'homme, son mari, celui qu'elle n'a pas choisi. Dis, c'est quand qu'on lui fait sa fête à lui ?

Miriam Naïli © 2000


Je me réjouis, à la lecture de ces lignes, de constater que, depuis 95, "femmes contre la violence en Corse" (S.O.S. Viols Corse) n'a pas travaillé pour rien. Treize ans après, certaines, qui refusaient au sein des réunions du manifeste pour la vie, qu'on aborde la question des violences faites aux femmes, ont fini par y venir. Bravo pour ce tardif aggiornamento. Dommage qu'on ne les aie pas entendues au moment des rendez- vous cruciaux de ces dernières années. C'est toujours la même histoire : il y a ceux qui se mobilisent quand il y a urgence et qui se tapent le boulot, et ceux qui n'envisagent pas de lever le petit doigt s'il n'y a pas une subvention à gratter. Sachez que créer les conditions de la soudaine prise en compte de ces violences en Corse a couté 100 000 euros aux "femmes contre la violence en Corse", dont pas un centime n'a été pris dans la poche du contribuable, contrairement à certaines manifestations que nous payons, en plus, en tant que telles !

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