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31 août 2007

Commentaires

Terres de femmes.
Des mots qui donnent envie de venir lire.
Merci à vous d'en revenir à Baudelaire, et à Bonnefoy qui en est l'arpenteur le plus acharné, furieux d'exactitude.
Au plaisir de vous lire.

en hommage à la manière de :

pêche à l'épervier :
Souvent pour se nourrir les hommes des rivages
Au péril de leur vie sur des rochers amers
Pour lancer leurs filets dans la vague sauvage
S’avancent hardiment dans la houle de mer

Et ces fils avec grâce à peine déployés
S’enfoncent dans les eaux du maelström profond
Un peu comme le fait le rapide épervier
En fondant sur sa proie surprise d’un tel bond

Remonté relancé à la force des bras
Gestes renouvelés d’un fatigant labeur
Il espère toujours qu’en ses rets il prendra
Les plus beaux des poissons dont rêve tout pêcheur

Le poète est semblable au lanceur d’ « épervier »
Qui défie les tempêtes et jamais ne se lasse
Quelque soit le temps de jeter ses filets
Ses trésors sont des mots dont son âme est la nasse
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Vertiges de chair
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Quel est ce feu ardent qui embrase nos cœurs ?
D’où vient cette chaleur, ce soleil de nos âmes
Eclair éblouissant et aveuglante flamme ?
Nos désirs sont si forts que bonheur est douleur.

D’où vient cette chaleur, ce soleil de nos âmes ?
Quelle que soit la saison les baisers sont en fleurs
Nos désirs sont si forts que bonheur est douleur
La vague du plaisir nous roule dans sa lame

Quelle que soit la saison les baisers sont en fleurs
Les hommes sont fougueux et les femmes se pâment
La vague du plaisir nous roule dans sa lame
Les lèvres des amants ont de vives couleurs

Les hommes sont fougueux et les femmes se pâment
Les corps nus à leurs sens se donnent sans pudeur
Les lèvres des amants ont de vives couleurs
Ô Vertiges de chair que la passion réclame !
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Merci, Tieri, et bienvenue sur mes terres. Oui, Bonnefoy, un très grand parmi nos poètes d'aujourd'hui et un lecteur assidu de Baudelaire. Dommage qu'ils soient l'un et l'autre si mal compris [entendus].

très belle page, et je remercie aussi pour ses mots amichel.

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