https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup Colza lumière - Terres de femmes
Ma Photo

Prix de la critique poétique Aristote 2013

BIBILIOTHEQUE
Index des auteurs cités
AMELIA-ROSSELLI-
Éphéméride culturelle
MARCHER DANS L'ÉPHÉMÈRE
Marcher dans l'éphémère
NOAILLES
L'instant Noailles
PATINIR
Le dernier rêve de Patinir

Italies Fabulae




  • Italies-fabulae-Paoli



    Angèle Paoli, Italies Fabulae
    Éditions Al Manar, 2017.



Solitude des seuils
Solitude des seuils



De l’autre côté

Le Lion des Abruzzes
chez Cousu Main






Arbre bruyère
L'arbre bruyère, avec Stéphane Causse





Rouges de Chine




  • ROUGES DE CHINE => PAGE D'ACCUEIL






Éclats d’éclats




  • Éclats d’éclats



MURALE 1
MURALES
Noir écrin
Noir écrin
Manfarinu l'ane de Noël(1)
Manfarinu l'âne de Noël
Le tour de Corse à la voile 150
Le tour de Corse à la voile
Mazzeri
Mazzeri
CANARI
Santa Maria Assunta de Canari
Les topiques d'Angèle Paoli
Index de mes topiques
BNF lettrage
Angèle Paoli / Data Bnf
6a00d8345167db69e2010534cb4443970b-800wi
Angèle Paoli / Zilbal -donna
LES PLANCHES COURBES YVES BONNEFOY
Lecture des - Planches courbes - d'Yves Bonnefoy
Bleu _Fotor
Anthologie du bleu

« Cecilia la «sans-visage» | Accueil | 14 mars 1764 | Lettre de Madame du Deffand à Voltaire »

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Yves


Ton texte me subjugue jusqu'aux larmes, cara, pour la force de vie aimantée qu'il recèle et décèle. Merci à Guidu pour ce portrait de feu. Un des plus embrasés et des plus éclairés qu'il ait faits de toi.

Nadine Manzagol

Je ne sais pourquoi, mais un poème de Lucie Santucci m'évoque un même parcours circumbulatoire: l'ascension spiralée-verticale pour la Ziggourat de Babel devenant alors enroulement/déroulement sur un sol plane avec notre Granitula... Etrange rapprochement... Je dois trop - c'est à dire : trop mal -lire les anthropologues !


"Marcher, poème de Lucie Santucci

Traduction française de F.M.Durazzo.

Un seul souci... marcher...

Dans le noir... marcher...
Dans la nuit
épaisse de la voûte fraîche l'enclume son
métallique approche. Marcher...
La procession s'enroule en pelote, et doucement
l'air se raréfie, la voix de fer s'alourdit: le marteau
frappe et résonne et gémit.

Un seul souci...marcher...
On débouche : aire faite d'yeux.
Yeux aveugles, yeux sillus, yeux clos, yeux diaphanes
Yeux éteints, yeux écarquillés, yeux sources trompés par les miracles de l'humain.

Un seul souci...marcher...
Aire faite de bouches.
Bouche qui rit, bouche qui crie, bouche qui aboie
Bouche muette
Bouche ouverte, puits profond où se noie la parole.

La route des aires court : aire faite de mains.
Mains tendues, mains ouvertes, mains feuilles,
mains désirs, mains nées du toucher
de la terre-mère.

Un seul souci...marcher...

La route des aires se répand : soudain
s'exhalent des milliers de parfum.
L'aire des sens : ultime plaine.
Parfums du vent vivant du vouloir, vertes passerelles
pour enivrer le souffle des légendes ballerines

Marcher...
Le martèlement de la voûte
renaît...
La procession tourne et revient...
Sortir... Sortir...

Dans le cerveau de l'homme s'achève le songe étrange du voyage."

Guidu

Merci très cher Ivucciu !

Ce portrait n’est pas un instantané. Je l’ai retravaillé pour qu’en souvenir du moment où je l’ai capté, dans la lumière de Canari en août 2006, je puisse dire à Anghjula du mieux qu’il soit possible, avec admiration, et en tout bien tout honneur comme on le dirait à quelqu’un qui vous ensorcelle par sa "Colza lumière" :

_________________________

Je t’attendais ___

Je t'attendais ainsi qu'on attend les navires
Dans les années de sécheresse quand le blé
Ne monte pas plus haut qu'une oreille dans l'herbe
Qui écoute apeurée la grande voix du temps
Je t'attendais et tous les quais toutes les routes
Ont retenti du pas brûlant qui s'en allait
Vers toi que je portais déjà sur mes épaules
Comme une douce pluie qui ne sèche jamais
Tu ne remuais encore que par quelques paupières
Quelques pattes d'oiseaux dans les vitres gelées
Je ne voyais en toi que cette solitude
Qui posait ses deux mains de feuille sur mon cou
Et pourtant c'était toi dans le clair de ma vie
Ce grand tapage matinal qui m'éveillait
Tous mes oiseaux tous mes vaisseaux tous mes pays
Ces astres ces millions d'astres qui se levaient
Ah que tu parlais bien quand toutes les fenêtres
Pétillaient dans le soir ainsi qu'un vin nouveau
Quand les portes s'ouvraient sur des villes légères
Où nous allions tous deux enlacés par les rues
Tu venais de si loin derrière ton visage
Que je ne savais plus à chaque battement
Si mon cœur durerait jusqu'au temps de toi-même
Où tu serais en moi plus forte que mon sang.

René Guy Cadou___
In Hélène ou le règne végétal, Seghers, 1952.
_________________________

Amicizia
Guidu ____

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.

Angèle Paoli auteure
Angèle Paoli auteure, était aussi membre du jury du Prix de poésie Léon-Gabriel Gros (revue Phœnix) pour l'année 2013. Elle a été poète invitée de « Ritratti di Poesia-Fondazione Roma » en 2016.

Répertoire par numéros de revue



  • Pour accéder au répertoire, CLIQUER




Lectures
Les lectures d'Angèle Paoli

Anthologie poétique
Terres de femmes 2021

 ? Faire défiler les 116 poèmes
116 POÈTES
Angèle Paoli à Canari  Cap Corse
Angèle Paoli à Canari, Cap Corse, by Guidu
Angèle Paoli By G.AdC
Angèle en aquatinte, by Guidu
YVES THOMAS
Yves Thomas mon éditeur
SILENCE-CAP-CORSE
- Laisses de mer - dit par Guidu

Les Noir et Blanc de Guidu

  • Guidu, ses Noir et Blanc
    http://guidu-antonietti.com/
  • Guidu: Noir et Blanc


Site sélectionné

Paperblog
TDF SUR PAPER BLOG

ISSN 2550-9977

1164624647_f
Comment Angèle Paoli réussit-elle à captiver l’attention du passant “électronisé” ?
JEU DE PLIS jpeg
Jeux de plis ?




Retour à l'accueil