https://terresdefemmes.blogs.com/.a/6a00d8345167db69e2026bdeb2246c200c-popup Antonella Anedda | mars, nuit - Terres de femmes
Ma Photo

Prix de la critique poétique Aristote 2013

Blog powered by Typepad
Membre depuis 12/2004
BIBILIOTHEQUE
___ Index des auteurs cités

Italies Fabulae




  • Italies-fabulae-Paoli



    Angèle Paoli, Italies Fabulae
    Éditions Al Manar, 2017.



Solitude des seuils
Solitude des seuils



De l’autre côté

Le Lion des Abruzzes
chez Cousu Main






Arbre bruyère
L'arbre bruyère, avec Stéphane Causse





Rouges de Chine




  • ROUGES DE CHINE => PAGE D'ACCUEIL






Éclats d’éclats




  • Éclats d’éclats



MURALE 1
Murales
Noir écrin
Noir écrin
Corse Carnets Nomades(1)
Manfarinu l'ane de Noël(1)
Murales
Le tour de Corse à la voile 150
Le tour de Corse à la voile
Les topiques d'Angèle Paoli
___ Index de mes topiques
Bleu _Fotor
_____ Anthologie du bleu
BNF lettrage
Angèle Paoli / Data Bnf
6a00d8345167db69e2010534cb4443970b-800wi
Angèle Paoli / Zilbal -donna
LES PLANCHES COURBES YVES BONNEFOY
Lecture des - Planches courbes - d'Yves Bonnefoy

« Inverse Times au Musée Zadkine | Accueil | 15, Le Tour de Corse à la voile, 15 »

29 mars 2007

Commentaires

Flux Vous pouvez suivre cette conversation en vous abonnant au flux des commentaires de cette note.

Beau texte et pensée originale... Pensée du corps (et du "moi-peau"- enveloppe psychique - concept cher à Didier Anzieu) que cette écriture murale qui peut résonner jusqu'à assourdir, depuis la paroi, où la main l'a tracée.

C'est d'ailleurs curieux : cela rappelle le célèbre : "Mene, Mene, Tekel, Upharsin" inscrit sur les murs du palais royal de Balthazar, le fils tristement célèbre du roi Nabuchodonosor.

Pour la photo de Guidu qui l'illustre, c'est "Libertà" que l'on peut lire, à peine lisible sous le message de révolte ! : se non è vero, è ben trovato !

Comme quoi les poètes connaissent et retrouvent parfois des gestes symboliques initiaux pour dire comment notre inconscient fomente le réel...

Cyrnea,
Je n'ai pu m'empêcher de faire un lien sur Le Festin de Balthazar de Rembrandt. Une toile de 1635 conservée à la National Gallery de Londres.

Tu sais, Anghjula, on a publié un nouveau livre de Antonella Anedda, Dal balcone del corpo, ed. Mondadori, mais j'ai trouvé ces poèmes au-dessous des autres ; le langage est moins vif, peut-être un peu fatigué. Lis cette dernière publication, Anghjula, je voudrais connaître ton avis.

Blumy

Merci, blumy, pour cette information (d'autant plus intéressante que plusieurs traducteurs en France sont en train de "plancher" sur les recueils de Anedda). Je vais me procurer cet ouvrage. Sais-tu ce qui m'intrigue le plus ? Le changement d'éditeur... Comme si il y avait, derrière tout ça, une volonté de passer dans la cour des grands (Eugenio Montale, Amelia Rosselli,...) => "la prestigiosa collana di poesia «Lo Specchio» "

=> Cyrnea "Comme quoi les poètes connaissent et retrouvent parfois des gestes symboliques initiaux pour dire comment notre inconscient fomente le réel..."

Quelle perspicacité et quelle justesse d'analyse ! Angèle et moi commentions précisément sous cet angle les deux vers suivants d'Anedda :

"dove ho inchiodato un verso mai finito che leggo e leggo
trascinandomi acqua sulle dita"

Vers littéralement intraduisibles. Comment comprendre ce rapprochement entre "dite" et acqua" sans avoir à l'esprit l'ouvrage de l'Américain Meritt Ruhlen L'Origine des langues, qu'a très sûrement lu Anedda, ne serait-ce qu'en tant qu'universitaire et linguiste ? Où il est notamment dit que les mots tik (« doigt ») ou aq'wa (« eau » => Eve) seraient au nombre des premières monosyllabes qu'auraient prononcées l'homme, monosyllabes attestées dans trente-deux familles de langues ou de proto-langues ?

Le premier jour,
C’étaient les doigts
Qui s’enroulaient dans l’eau

Et le deuxième,
Ce furent deux chiens
Qui prirent mot

Et le troisième
Forma bouche
Et forma femme et forma peau

Mais bien avant, peau contre peau
S’échangeaient des secrets!


Et sur le front
Lignes tracées
Des milliers d’années
Avant d’être dites

Parlaient sans mot
Mais avec souffle

La langue d’Homme

Chers amis,

je suis d'accord avec ce qu'une main fantomatique a écrit sur ce beau mur bleu. Une belle photo bleu-nuit ! Merci Guidu.
Je l'enverrai à Sam Beckett... tout là-haut.

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.