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02 mars 2007

Commentaires

Chère Angèle,
J’ai toujours pensé que la littérature avait un pouvoir évocateur, et descriptif aussi, bien supérieur à celui de l'image, que les mots, par ce qu’il ne montraient pas, disaient en fait plus que ce que des images montraient; et bien cet extrait cinématographique de Estate violenta que vous avez mis en lien, en apporte la violente démonstration contraire.
Vous avez bien raison d’aimer ce film, les acteurs de cette séquence que l’on regarde, ce n'est pas en voyeurs que nous les observons mais en un incroyable mimétisme, ils ne SE disent rien, aucun mot n'est là pour parler de ce qu'ils ressentent, ces mots sont inutiles… Les silences des regards y sont terriblement bavards … merci donc de me permettre de vous offrir mes regards, mes regards de photographe s’entend ! Et merci surtout de nous montrer toutes vos visions dans vos si belles Terres de femmes.

Amicizia
Guidu___


Comme l'écrit Jean-Luc Douin dans Le Monde du 13 juillet 2006, "ces jeux d'ombres sur la maison où les futurs amants vont se rapprocher pour un slow - ô combien troublant -, sur un disque dénommé Temptation [Arthur Freed et Nacio Herb Brown], un solo de clarinette, en un corps-à-corps fébrile, joue contre joue, qui prend le spectateur au coeur, figurent parmi les scènes les plus émotionnelles, brûlantes du cinéma."

Merci de cette belle photo du Cap Corse qui me donne envie d'y aller!
Je vous souhaite une semaine agréable!

Je n'ai pas vu ce film, mais je me pose la question: on a adapté Le Désert des Tartares, ce qui, à lire le livre, semble difficile... Je me demande si des romans comme Le Rivage des Syrtes ou Sur les falaises de marbre, qui ont une parenté avec Le Désert des Tartares, seraient adaptables...


Bonne remarque, mon cher Alfred. Je ne suis pas certaine, pour ma part, que le pari fou de Jacques Perrin ait vraiment été tenu. Du moins si je me fie à ma mémoire. La seule adaptation de Julien Gracq qui m'ait convaincue est celle du Roi Cophetua par André Delvaux. Cela nous a donné un très beau film : Rendez-vous à Bray (1971) avec Anna Karina, Bulle Ogier et Mathieu Carrière. Une adaptation à mes yeux réussie. En revanche, le film de Mitrani (Un balcon en forêt, 1979) ne m'a pas laissé un souvenir impérissable.


Au cas où tu verrais ces mots : Merci à toi João Marchante.
Amicizia

Quel casting !

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