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27 décembre 2006

Commentaires

il faisait froid et l'oiseau noir jacassait dans les arbres,
je t'avais dit qu'il était l'oiseau de mauvais augure,
il ne fallait pas partir, pas quitter ta maison,
l'oiseau apportait un présage,
tu ne m'as pas écouté, j'ai toujours tort quand je te parle, quand je te parle du message des oiseaux,
tu es partie, heureuse de faire ce grand tour autour du port,
je n'ai pas pu te retenir, tu ne me crois jamais.
tant pis pour toi. fallait m'écouter et écouter les oiseaux.
clem

Mais non,Clem, tu n’as pas toujours tort quand tu parles, ne crois pas ça. Je sais bien aussi que tu les comprends les messages des oiseaux. Mais moi, c’est plus fort que moi, il faut que j’aille, il faut que je parte, que j’explore, les sentiers du maquis et les criques qui l’enserrent. Je n’y peux rien, je suis une aventurière. Oh, pas vraiment une très grande, pas de ces héroïnes dont j’ai toujours rêvé. Non, seulement une « girondulone » qui aime aller là où les autres ne vont pas ! Je suis comme la petite chèvre bien connue et aucune sangle ne pourra jamais me retenir ! N’aie pas peur, je reviendrai à quai, quand la nostalgie de la terre ferme me reprendra. Je te raconterai mes découvertes et mes enchantements et peut-être aussi mes ennuis et désagréments, qui sait ? Pour l’heure, je me sens le cœur léger et la tête pleine de rêves. Attends-moi, je reviens bientôt !
Angèle

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